Même si le Centre Bell n’était pas plein à craquer le 8 octobre, les gens présents ont offert un accueil plus que chaleureux à la formation rock aux accents motown The Doobie Brothers. Jeunes et moins jeunes se sont amusés follement, se déhanchant sans gêne sur les plus grands succès du band.

Originaire de Montréal, le groupe The Brooks (que le chanteur Alan Prater se plaisait à faire prononcer Theee Brooks aux spectateurs) a ouvert le bal avec un 35 minutes empreint de fougue et de rythmes funk et soul. Hélas, les chansons se ressemblaient, créant ainsi une certaine redondance.

Heureusement, le charismatique Alan Prater a impressionné par la polyvalence de sa voix et son plaisir contagieux de se produire sur scène. Le public, spécialement celui au parterre, a très bien répondu aux déplacements dynamiques de Prater et à l’énergie des musiciens. L’album Adult Entertainment est présentement en vente dans les magasins. Un nouvel opus fera son apparition en novembre.

Éloge au réconfort de la musique

Précisément à 21 heures, The Doobie Brothers a fait son entrée sur scène devant une immense projection mettant en vedette son logo et le mythique Golden Gate de San Francisco. Pas d’éclairage tape-à-l’œil ni de costumes grandioses. Que des artistes extrêmement talentueux qui se sont éclatés pendant 90 minutes.

Le groupe a mis le public dans sa poche dès la première chanson, soit le succès Jesus is Just Alright. Les spectateurs dansaient et manifestaient leur satisfaction par des cris de joie. Lorsque les membres interprétaient des pièces moins connues, les gens, même ceux au parterre, se rassoyaient, mais démontraient tout de même leur enthousiasme et intérêt.

Accompagné de Bill Payne aux claviers, de Marc Russo au saxophone, d’Ed Toth à la percussion et du bassiste et choriste John Cowan, le trio composé de Patrick Simmons, Tom Johnston et John McFee a affiché une symbiose exemplaire. Chanteur principal et cofondateur des Doobies, Johnston possédait ce je-ne-sais-quoi qui ravivait la foule. Il bougeait d’un bout à l’autre de la scène, tapait dans les mains et s’adressait parfois en français pour réchauffer la salle.

The Doobie Brothers, complicité et solos

Sur l’excellente Clear As the Driven Snow, ce sont les solos et la complicité entre les guitaristes qui se sont démarqués. Pendant la chanson Spirit, McFee a joué du violon, ce qui a conféré à la pièce une ambiance festive et rassembleuse. La formation récipiendaire de quatre Grammy Awards a également profité de la tribune qui lui était offerte pour interpréter la pièce-titre de son album World Gone Crazy paru en 2010.

Dès les premières notes de Black Water, les gens se sont levés d’un bond et ont chanté à tue-tête. Cet élan frénétique s’est poursuivi sur le méga hit Long Train Runnin’, qui a subi un irrésistible ajout d’un solo musical en fin de parcours, et China Grove.

Bref, avec le dernier rappel de la soirée, la magique Listen to the music, et la piste The Doctor, The Doobie Brothers a prouvé que l’important est de trouver réconfort auprès de la musique. Elle est le remède idéal aux maux de l’âme, et il faut l’écouter partout et tout le temps.

Liste des chansons :

  1. Jesus is just alright
  2. Rockin’ down the highway
  3. Take me in your arms (Rock me a little while)
  4. Another park, another sunday
  5. Clear as the driven snow
  6. Spirit
  7. World gone crazy
  8. Eyes of silver
  9. Dark eyed cajun woman
  10. Sweet Maxine
  11. Bill Payne piano solo
  12. Takin’it to the streets
  13. The doctor
  14. Black water
  15. Long train runnin’
  16. China grove
  17. Without you
  18. Listen to the music
Crédit photo : site Web officiel