Pour la première fois depuis le début de notre série de festivals de TD Musiparc, on s’est senti dans l’atmosphère d’un spectacle extérieur lors de la représentation de Roxane Bruneau à Mercier le vendredi 10 juillet.

Avant même que Roxane Bruneau accapare la scène, les gens scandaient déjà le nom de leur idole en criant à tue-tête (ou en klaxonnant pour certains). Avec un cellulaire à la main en arrivant sur le stage, la principale intéressée a capté cette joie de vivre chez ses adeptes. Fidèle à son habitude, l’artiste a blagué comme elle sait si bien le faire. À maintes reprises, elle s’est amusée avec la caméra en sachant que le technicien effectuerait un gros plan sur sa face (pour montrer son acné) et sur ses pipes.

Pour la première fois en spectacle, le public a eu la chance d’écouter deux nouveaux morceaux : la pièce de confinement C’est n’importe quoi (Oulalala) et la chaleureuse Aime-moi encore. Lorsqu’elle a présenté son récent extrait radiophonique, elle était définitivement émue de voir que les gens connaissaient déjà les paroles en plus des réactions engendrées. Elle a aussi chanté la touchante Le secret sous de nombreuses flashlights de cellulaire. Si vous n’avez pas entendu cette pièce, l’auteure-compositrice-interprète lève le voile sur une période trouble et très personnelle de son passé.

Dans la dernière ligne droite de la soirée, Roxane Bruneau a enchaîné les succès de son répertoire comme Notre belle démence, Des p’tits bouts de toi et J’pas stressée. La foule en liesse en aurait demandé des heures et des heures. Mais avant de chanter ses inoubliables classiques, elle a livré une nouvelle chanson qui pourrait se retrouver sur son deuxième album à paraître à l’automne prochain.

On a hâte de pouvoir se procurer cette palette et on souhaite la revoir sur la route dès que possible. En première partie, Kingdom Street a fait danser le public avec sa musique pop urbaine entraînante. Contrairement à la tête d’affiche, le son déficient dissimulait la voix de Paméla Lajoie derrière la batterie.