Le vendredi 14 décembre, la tournée d’adieu de LGS (anciennement Swing) s’est arrêtée à la salle Le Ministère. En entrevue avant la prestation, le chanteur Michel Bénac a bien su mettre le mot sur le type de soirée auquel on aurait droit : « On va fêter avec tous les gens qui veulent célébrer avec nous autres ».

À quelques jours du temps des fêtes, le groupe LGS est venu nous préparer pour le réveillon avec sa musique festive. Au rythme du violon traditionnel, on ne pouvait pas s’empêcher de frapper dans nos mains, de chanter et de bouger sur leurs différents succès depuis deux décennies.

Et comme vous savez, le réveillon est synonyme de temps en famille. Alors, les enfants étaient invités à la fête… Tellement que des enfants se sont assis sur scène afin d’apprécier le spectacle, tout en rentrant dans la bulle des musiciens.

En plus de faire une tournée d’adieu à travers la francophonie, les Franco-Ontariens célébreront ses 20 ans de carrière en 2019 en présentant un tout dernier disque : « Il y a quelques années, on a commencé à regarder si on faisait un nouvel album et on a vu que les 20 ans approchaient. Est-ce qu’on veut être ce genre de groupe où qu’on nous oublie ? On ne voulait pas finir en étant oublié ou effacé. J’étais sûr qu’il y avait des gens que, s’ils le savaient qu’on fermait la shop, ils seraient intéressés de voir nos derniers shows », s’est-il exprimé.

COURTOISIE

Si la tournée se déroule à merveille jumelée au succès radio On perd la tête, est-ce qu’il y a des possibilités qu’ils demeurent actifs après cette année d’anniversaire ? « C’est sûr que s’il y a une envolée de fou, on va regarder ça et on va évaluer. Pour l’instant, notre carrière a été fantastique. On a eu la chance de faire des spectacles à des endroits incroyables, autant en France que dans des villages au milieu de nulle part que tu ne penserais jamais aller, mais que tu découvres un coin de pays extraordinaire. On est prêt à tourner la page là-dessus, mais je sais qu’on ne peut jamais dire jamais ».

Depuis quelques semaines, On perd la tête trône au numéro 3 des chansons francophones les plus jouées à la radio au Québec. Quelle surprise pour eux ! « C’est une surprise qu’on aurait espéré avoir en fin de carrière. Il y a une différence entre être la coqueluche à nos débuts et être maintenant un artiste établi. C’est comme la cerise sur le sundae, c’était imprévu ! On ne pouvait pas voir ça venir et on l’accepte comme un beau cadeau ».

Le 6 décembre dernier, Mélissa Ouimet a partagé une nouvelle version de Personne ne pourra m’arrêter avec plusieurs artistes de la francophonie contre Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, et ses coupes dans les services en français. Comme LGS est un groupe franco-ontarien, ce fut un sujet incontournable lors de notre entretien : « Comme Mélissa Ouimet et comme tout Franco-Ontarien, on est sous le choc. On se mobilise, on crie haut et fort. Notre premier ministre en Ontario n’avait aucune idée qu’on existait vraiment, qu’on était bien organisé et qu’on avait un tissu commun à travers de la province. Cette fierté-là, je ne pense pas qu’il s’attendait à ça.

Ce qui est plus beau encore, c’est que les Québécois, les Acadiens et les gens de l’Ouest canadien sont en train d’embarquer dans notre train contre cette tendance inacceptable qui empiète sur tous nos droits. Ce que Mélissa a fait avec sa toune, j’étais tellement déçu de ne pas pouvoir y participer. C’est un beau projet pour les artistes qui ont participé, la toune est bonne à mort et ça en fait vibrer du monde ».

Crédit photo principale : courtoisie