C’est un Philippe Brach complètement délirant (ça personne n’est surpris) qui est venu présenter son projet loufoque Bienvenue à Enfant-Ville dans un Club Soda plein à craquer.

En attendant l’apparition de notre fou Brach, les spectateurs ont pu entendre les grands succès de Mixmania I comme Les 5 doigts de la main ou Tu t’en vas (oui, vous avez bien lu !) et la pétillante Carmen Campagne avec La vache à l’école.

Nous étions dans le mood pour vivre une soirée disjonctée et éclatée comme seul Philippe Brach sait les concocter. Dans une certaine noirceur, on pouvait distinguer Brach et ses compères habillés en piment jalapeno, en épouvantail, en bonne au contour de yeux noir, en princesse, en Captain America, en clown et en minion qui s’avançaient sur scène.

Dora l’exploratrice (que j’ai pu serré fort dans mes bras), les oursons Trashy et Trashette et d’autres étranges personnages se sont déplacés dans la foule. On se serait cru à l’Halloween, mais en retard !

Toute cette ribambelle de joyeux lurons, autant sur scène que dans le public, étaient prêts à nous faire vivre la plus belle soirée de 2016.

Philippe Brach, Radiohead et… Carmen Campagne

Le spectacle a commencé avec Né pour être sauvage dont le public connaissait les paroles par coeur !  C’était bien de voir des gens heureux embarquer entièrement dans l’univers déglingué de Philippe Brach. Disons qu’il était assez difficile de faire le contraire.

Il a ensuite dit bonjour à ses amis-loups leur rappelant les deux règles d’or à suivre à Enfant-Ville : ne pas juger et ouvrir son esprit. Il en a profité pour glisser une blague subtile sur Paul Cagelet et sa récente accusation de possession de métariel pornographique juvénile. Au public qui a spontanément lancé un “oh!”, il lui a dit de respecter ces deux règles et de ne pas juger !

Dans une atmosphère loin de la fête, il a repris Black Swan de Thom Yorke que j’ai trouvé plus intéressante que l’originale. Avec une voix moins dépressive que Yorke, il avait déjà une longueur d’avance dans son interprétation.

La moustache à papa

Mais sa deuxième invitée, qui a bercé son enfance, a ravigoté le public : Carmen Campagne était en chair et en os pour nous balancer avec Brach La moustache à papa. Le tumulte s’est terminé avec Lucy in the Sky with Diamonds des Beatles.

Nous venions de vivre un moment assez weird : Thom Yorke, Carmen Campagne et pour finir les Beatles ! Une brusque accalmie est arrivée par la suite avec Le Bonheur tousse moins qu’avant.

Durant le spectacle, nous avons eu droit également aux succès Crystel et Bonne journée, qui ont charmé le public les deux fois.

Crédit photo : Jean-François Leblanc