Jean-Pierre Ferland était de passage au Théâtre Capitole à Québec. Il aura 82 ans le 24 juin prochain. Il est encore vif et alerte. Il dialogue et s’amuse avec le public. Pour chaque pièce chantée, on a droit à un court monologue en guise de présentation. Le chanteur de charme a toujours sa voix imposante et assurée.

Il commence son spectacle en nous faisant monter dans l’autobus du Showbusiness. Il nous confie qu’il ne s’est jamais trouvé beau, alors il décide d’écrire pour les femmes, pour qu’elle le trouve au moins intéressant.

La plupart de ses chansons d’ailleurs s’adressent souvent à celles-ci : Si je savais parler aux femmes et T’es belle, entre autres. Il nous apprend aussi qu’il a fumé du pot sur le tard, car cela ne l’intéressait pas vraiment, l’alcool lui suffisait. C’est sous cette influence qu’il a écrit Le petit roi.

C’est un Ferland cabotin qui nous affirme qu’il a créé le rap (vraiment?). Commence alors la très populaire chanson Swingnez votre compagnie entremêlée de La danse à St-Dillon de Gilles Vigneault. On doutait un peu que cette affirmation soit véridique…

Quand il attaque Qu’êtes-vous devenues mes femmes, il invite ses choristes à chanter avec lui. Mélissa Bédard (Star Académie) et Julie-Anne Saumur  (sa conjointe) nous ont prouvés qu’elles savent chanter. Elles ont de très belles voix puissantes en plus d’être différentes et harmonieuses. Avec Plus haut, plus loin, les choristes et lui-même nous ont convaincus que leur interprétation peut être aussi intéressante que celle de Ginette Reno.

https://www.youtube.com/watch?v=zezSZ7Zpmhw

Un charmeur né

Jean -Pierre Ferland est un personnage chaleureux, attentionné et charmeur. Dès les premières chansons, il présente à la salle ses musiciens, on sent qu’il a beaucoup de plaisir et de complicité avec ceux-ci. Il dit qu’ils (musiciens et choristes) sont sa famille. On les voit souvent se sourire et se faire des clins d’œil complices.

Qu’aurait été ce spectacle sans la plus populaire de toutes Une chance qu’on s’a ? Tout le public chantait avec lui (moi y compris, eh oui! c’est ma préférée). Il termine en rappel avec une chanson qu’il aurait aimé écrire lui-même soit celle de Jacques Brel, Les vieux amants.

Jean-Pierre Ferland a réussi à charmer son public et à l’amener avec lui dans toute sa poésie. Nous étions heureux de le suivre.

Jean-Pierre Ferland nous affirme qu’il n’est pas prêt à prendre sa retraite. On lui dit tant mieux car il a encore beaucoup à apporter au monde musical.