On se souvient au milieu des années 2000; une nouvelle vague de groupe «emo» faisait son entrée dans l’univers musical nord-américain. En plus d’artistes tels que Fall Out Boy et My Chemical Romance, Panic! at the Disco est arrivé dans le portrait avec son succès I Write Sins Not Tragedies.

Comme vous le savez fort probablement, leur son a évolué vers une petite pop accessible. Treize ans plus tard, Brendon Urie est le seul maître à bord du navire. Avec ses membres de tournée, le chanteur est venu faire un tour à la Place Bell le 12 janvier.

Si je reconnais que je suis davantage attiré par leur premier album intitulé A Fever You Can’t Sweat out, ce n’était pas le cas de tout le monde. En fait, plusieurs spectatrices n’avaient pas encore mis les pieds dans une école primaire lorsque je les ai découverts.

Afin de bien préparer nos tympans avant le début de la prestation, on pouvait entendre le récent succès d’Ariana Grande et les demoiselles criaient à plein poumon. Quelques instants plus tard, le compte à rebours (de 10 minutes) a officiellement démarré et l’excitation était palpable dans la Place Bell.

Afin d’entrer sur scène avec éclats, Brendon s’est fait propulser dans les airs… durant que les confettis ont été lancés dans le parterre. Ça donnait le ton à une soirée haute en couleur ! Derrière lui, on ne pouvait pas manquer la bassiste Nicole Row qui brillait avec son costume.

Si vous avez aimé les deux derniers albums (Pray for the Wicked & Death of a Bachelor), vous auriez été aux anges samedi soir, car les Névadains en ont pigé un impressionnant total de 16 chansons. À mes côtés, je voyais que plusieurs demoiselles connaissaient les paroles par cœur. Toutefois quand c’est venu le temps de Nine in the Afternoon, disons que l’ambiance s’est plutôt calmée et que le flambeau était remis à une autre génération.

Pour en mettre plein la vue aux spectateurs, le chanteur a même traversé la foule pour se rendre à la console de son située en arrière du parterre. Ensuite, l’artiste s’est installé sur un piano blanc avant d’être propulsé dans les airs jusqu’à la scène au rythme de Dying LA. Lorsqu’il a regardé dans ma direction, les filles autour de moi sont devenues surexcitées.

Pour être honnête, le dernier morceau qui m’a vraiment attiré était une réinterprétation d’un grand classique de Queen (paru en 2016). Dans le contexte d’un spectacle, je me disais qu’elle ne serait pas sélectionnée. Quelle ne fut pas la surprise de pouvoir entendre cette version de Bohemian Rhapsody avec toute sa justesse légendaire.

Après une performance de 25 chansons, les musiciens ont puisé leurs dernières énergies pour présenter trois bombes en rappel, soient Say Amen (Saturday Night), I Write Sins Not Tragedies et Victorious. Toutes les trois ont été fortement acclamées par le public et visaient dans trois directions différentes afin de démontrer tout le talent de Brendon et sa bande.

Est-ce qu’un fan des débuts de Panic! at the Disco peut aimer son spectacle en 2019? Oh que oui ! 😊

Liste de chansons :

  • (Fuck A) Silver Lining
  • Don’t Threaten Me with a Good Time
  • Ready to Go (Get Me Out of My Mind)
  • Hey, Look Ma, I Made It
  • LA Devotee
  • Hallelujah
  • Crazy=Genius
  • The Ballad of Mona Lisa
  • Nine in the Afternoon
  • One of the Drunks
  • Casual Affair
  • Vegas Lights
  • Dancing’s Not a Crime
  • This Is Gospel
  • Death of a Bachelor
  • I Can’t Make You Love Me (de Bonnie Raitt)
  • Dying in LA
  • The Greatest Show (de Pasek and Paul)
  • Girls/Girls/Boys
  • King of the Clouds
  • High Hopes
  • Miss Jackson
  • Roaring 20s
  • Bohemian Rhapsody (de Queen)
  • Emperor’s New Clothes

Lors du rappel :

  • Say Amen (Saturday Night)
  • I Write Sins Not Tragedies
  • Victorious