La Place Bell de Laval a eu le privilège de recevoir une grande dame samedi soir, madame Sarah Brightman, à l’occasion de sa tournée pour son dernier opus Hymn. La soprano britannique ne s’était pas arrêtée au Québec depuis plus de 5 ans et j’étais très fébrile d’assister à cette prestation.

Avant de m’installer confortablement à mon siège, j’ai déambulé parmi le public très hétérogène, merci ! Des couples chiquement habillés, des familles, des personnes plus âgées, et des jeunes aux goûts raffinés entre amis.

Au kiosque d’articles promotionnels de la diva, en plus des traditionnels chandails qu’on retrouve dans tous les concerts, nous pouvions y acheter un sac à main rose brillant et rien de moins que des bijoux ! Il faut se rappeler que madame Brightman a récemment signé une entente avec le bijoutier Swarovski ; donc, sans doute des répliques des bijoux qui la décoreront pendant le concert.

C’est dans une robe scintillante et coiffée d’un diadème brillant de mille feux que la lady a fait son apparition sur la scène, accompagnée d’un orchestre de violonistes, d’une chorale grandiose revêtant une tunique de couleur or et d’un groupe rock qui s’est assuré de bien nuancer les pièces en les rendant électrisantes. Le tout accompagné d’un jeu de lumière ingénieux rendant la scène époustouflante m’en mettait déjà plein la vue !

Dès le début, nous avions devant nous une Sarah théâtrale et en confiance qui a commencé par les solides Gothica/Fleurs du mal, sous l’acclamation chaleureuse de l’auditoire. Sa voix parfaitement inébranlable comme elle le devait, nous a vite fait comprendre qu’elle restera de marbre jusqu’à la toute dernière note !

Tout au long du spectacle, nous avons eu droit à un nombre remarquable de changements d’habits, temps comblés parfois par la chorale, d’autres fois par deux invités surprises. C’est d’ailleurs avec le ténor français Vincent Niclo qu’elle a d’abord interprété avec brio Carpe Diem, lui laissant ensuite toute la place pour le célèbre Ameno. Brightman et Niclo ont également délecté les fans avec There For Me, Sogni et évidemment The Phantom Of The Opera, pièce où Sarah a revêtu une sublime robe rouge sang un peu avant la fin du spectacle. Le jeune Narcis Ianau s’est également joint à la chanteuse le temps d’un duo et d’une chanson solo.

Un peu avant la fin du concert grandiose, elle s’est assise au piano et a interprété une version que je ne connaissais pas de la célèbre Time To Say Goodbye. Elle a opté pour une voix feutrée en jouant de l’instrument jusqu’à la moitié de la pièce, où elle s’est levée pour finalement pousser sa voix au rythme de l’orchestre en montant graduellement d’octave en octave, fidèle à ses capacités vocales.

L’auditoire impressionné devant cet unique chef-d’œuvre, applaudissait à chaque performance vocale et ça, il y en a eu plusieurs pendant les 2 h 30 de concert dont nous avions eu droit ! Pour ma part, j’ai été totalement conquise par la diva, la chair de poule ne m’ayant pas quitté du concert !