S’il y a un groupe, surtout une chanson, qui a piqué ma curiosité en 2003 par son style sorti tout droit des années» 80 et son vidéoclip complètement surréaliste c’est bien The Darkness avec sa chanson I Belive In A Thing Called Love.

Si pour beaucoup, ils n’ont été qu’un « one hit wonder », les vrais fans (ou même les amateurs occasionnels comme moi) savent qu’ils ont produit de bons albums. C’est d’autant plus vrai que depuis déjà plusieurs semaines j’écoute en boucle leur petit dernier, Pinewood Smile, et il est excellent.

Je dirais même que c’est le meilleur depuis le premier. J’étais donc très content d’enfin les voir en spectacle. Je peux vous dire que je n’ai pas été déçu !

C’est sur une musique classique qu’ils rentrent sur scène. Le bassiste aux cheveux en afro avec son costume d’orée et le chanteur Justin Hawkins vêtu d’un « one piece » en léopard ne déçoivent pas en excentricité et c’est ce qu’on attend d’eux.

Dès le premier titre Open Fire, on peut entendre que le côté musique n’est pas en reste non plus et qu’ils sont là pour nous jouer du bon rock « n’ roll et casser la baraque. Si la foule ne se réveille pas trop avec celle-ci, c’est une tout autre histoire avec Love Is Only a Feeling.

 Il ne fallait qu’un vieux titre pour que ça décolle. Peut-être que c’est moi, car j’aime leur dernière offrande, mais le tout a vraiment commencé par l’excellente Southern Rock.

Comme beaucoup d’artistes britanniques, Justin a une connaissance du français qui pourrait rendre jaloux la plupart des Canadiens qui se produisent ici. Étant déjà de nature très volubile, il ne peut s’empêcher de vouloir nous en dire tout ce qui lui passe par la tête en français, quitte à nous demander notre aide.

Il en résulte des interventions légèrement plus longues entre les chansons, ce qui agace sans contredit certains, mais qui rend, pour beaucoup d’autres, cette prestation un peu unique. Le chanteur n’hésite pas à emprunter chapeau, manteau et lunette à des personnes dans l’assistance pour garder cette proximité avec le public et même nous demander comment l’on dit en français : « Suck my dick ».

Malgré toutes les simagrées du chanteur, c’est avant tout la musique qui parle. C’est du rock simple aux paroles faciles, ça, c’est bien sûr, mais c’est super bien exécuté et les musiciens ont le métier dans l’âme.

Au grand plaisir du public, c’est l’album Permission To Land qui accapare la part du lion dans le choix des chansons ce soir. Avec le nouveau disque qui est représenté par 5 morceaux, il ne reste pas beaucoup d’espace pour leurs trois autres parutions. Et c’est bien comme ça, car c’est ce que les spectateurs veulent et c’est ce qu’ils ont eu.

La soirée a passé comme un coup de vent et en moins de deux nous sommes rendus à les entendre jouer leur succès incontournable en plein milieu du rappel. La foule devient folle au point de faire un peu de « bodysurfing ».

Signe que c’est une réussite sur toute la ligne de la part du groupe d’Angleterre. J’espère que nous n’aurons pas à attendre encore 13 ans avant de les revoir ici.

Liste des chansons :

Open Fire

Love Is Only a Feeling

Southern Trains

Black Shuck

One Way Ticket

Givin’ Up

All the Pretty Girls

Barbarian

Buccaneers of Hispaniola

Friday Night

Every Inch of You

Solid Gold

Stuck in a Rut

Get Your Hands Off My Woman

Growing on Me

Rappel :

Japanese Prisoner of Love

I Believe in a Thing Called Love

Love on the Rocks With No Ice