Après avoir lancé Où le vent nous mène à l’automne 2019, Tilda nous revient avec Toutes les oasis, une nouvelle chanson à l’ambiance et aux sonorités estivales. Tombé à point en cette période de canicule, ce plus récent extrait devrait certainement nous aider à oublier les derniers mois de confinement… et à savourer enfin les moments de bonheur dans les parcs ou sur vos balcons!

Sa composition Toutes les oasis représente le désert qu’un individu traverse après une rupture amoureuse : « Quand une relation se termine, on cherche une oasis pour oublier ce qu’on a vécu dans l’espoir de passer à autre chose. Pour se changer les idées, on va boire un verre avec ses amis et s’amuser avec eux, par exemple. Mais ce n’est pas toujours facile puisqu’on s’ennuie parfois de la personne et qu’on aimerait bien revenir vers elle, même si on sait que ce n’était pas rose. Et comme on a des regrets, on souhaiterait retourner en arrière et essayer de sauver la relation», s’exclame Tilda qui a composé la chanson avec son acolyte français Jim Bauer.

Sur cette nouvelle pièce, l’auteure-compositrice-interprète a ajouté une touche plus joyeuse à ses sonorités habituelles (pop-électro) : « Je voulais un rythme plus rapide, des sonorités plus lumineuses tant en ce qui concerne le choix des guitares que la mélodie pour conceptualiser l’image d’une oasis et de la période estivale.»

Cette chanson fera partie de son prochain EP qui s’intitulera La loi de la jungle. Tout au début de la pandémie de COVID-19, l’artiste avait beaucoup d’idées de création et une autre pièce, En attendant Morphée, s’est démarquée du lot pour y figurer : « Comme beaucoup de personnes, je vivais une période d’insomnie au début du confinement. Je me suis posé plusieurs questions et repassé des affaires que je vivais. J’ai réfléchi en essayant de comprendre certaines choses et j’ai fait un petit “scan”.»

En ce moment, la chanteuse d’origine française travaille sur un nouveau texte qui aborde la recherche des paradis perdus : « Quand on voit tout ce que les gens ont dû vivre ces derniers mois, c’est incroyable! Tu voulais assister à un concert? Ce n’était pas possible. Aller boire un verre? Non plus. Voir tes amis, pas plus. À travers ça, j’ai souhaité livrer une chanson gaie qui parle du rêve et de l’espoir de retrouver ces paradis perdus, cette vie de fête et de liberté qu’on avait autrefois. »

CRÉDIT PHOTO : BLACKY PATSY

Depuis que la situation est redevenue plus « normale », elle admet cependant avoir réduit la cadence et elle ne peut pas résister à l’appel des parcs. Pour se motiver davantage, elle a eu une idée originale pour se défier elle-même : « Je m’impose un thème de “songwriting” et je me force à écrire un texte à ce propos. Je ne vais pas nécessairement au bout de la chanson, mais j’essaie d’entretenir un rythme de croisière en tant que créatrice. »

En août ou en septembre, Tilda aimerait présenter un concert de balcon dans Villeray avec le Mixbus Studio : « Comme je vais avoir 30 ans en septembre, jadorerais organiser un gros party de scène avec deux musiciens avec qui j’aime travailler, le guitariste Vincent Gendron et le multi-instrumentiste Alex McNally.» Et le fait que ce soit extérieur ne constitue en rien un frein pour la chanteuse : « Quand je joue dans un parc ou dans la rue, contrairement à une salle intérieure, cette ambiance me stresse moins puisque j’ai la sensation de faire le party au grand air. Ça m’enlève une petite pression psychologique et j’ai l’impression d’être plus connectée avec les gens. »