Vendredi soir, c’est l’Australien Dean Lewis qui était en tête d’affiche du MTelus. Tôt en avant-midi, quelques fans s’étaient déjà rassemblés à l’extérieur dans le but d’obtenir les meilleures places pour le concert. En fin d’après-midi, un petit groupe privilégié a pu rencontrer celui qui présenterait son spectacle sur le coup de 21 h.

A Place We Knew, premier album de Lewis, est sorti le 22 mars dernier, soit quelques jours après son premier passage dans la métropole, lors de la tournée qu’il partageait avec SYML. Ce sont 2300 personnes qui étaient réunies pour redécouvrir cet album inspiré non seulement de sa vie, mais aussi du vécu de son entourage. Dean Lewis a été accueilli sur scène par un tonnerre d’applaudissements et par de nombreuses affiches confectionnées avec soin par différents admirateurs. Il a pris le temps de les lire et de remercier les gens de leur présence et de leur accueil si chaleureux. Il n’avait aucune preuve à faire, même s’il s’agissait du premier spectacle auquel assistaient plusieurs spectateurs, ceux-ci furent charmés dès le départ par le charisme, le sourire et la voix de l’Australien.

S’il avait l’air bien en forme, Lewis a pris quelques instants pour expliquer qu’il s’était réveillé avec la voix enrouée et qu’il aurait donc besoin de l’aide de tout un chacun pour chanter les notes les plus hautes, ce à quoi la foule a répondu positivement et sans hésitation. Les titres de son premier album se sont enchaînés, laissant ici et là quelques pistes de son mini-album Same Kind of Different se faire une place, au grand bonheur de plusieurs. À la moitié du spectacle, le chanteur s’est installé derrière son piano et a introduit Half a Man en expliquant qu’il écrit beaucoup pour d’autres artistes et que cette chanson était destinée à quelqu’un d’autre.

À la dernière seconde, lorsqu’il devait présenter le titre à l’artiste en question, Lewis a plutôt décidé de la garder pour lui et de l’inclure sur son album. Excellent choix de sa part, puisque les voix des milliers de personnes présentes se sont accordées à merveille à son piano et au violoncelle de Gus Gardiner. Le groupe s’est ensuite réuni à l’avant de la scène pour offrir quelques chansons en version acoustique, Lewis débutant même Let Go assis sur le bord de la scène, tout près de la foule. Au cours de la soirée, l’auteur-compositeur-interprète a partagé quelques anecdotes concernant ses chansons, dont celle au sujet de For The Last Time. Lewis a avoué qu’il s’agit de la première chanson qu’il trouvait réellement bonne et dont il était vraiment fier. Il l’a écrite il y a plusieurs années et, comme tout bon artiste débutant, il l’a présentée à ses parents et à ses frères. Leur réaction ne fut pas celle à laquelle il s’attendait, mais des années plus tard, elle se retrouve fièrement sur son album et la foule l’a chantée en chœur.

Celui qui est souvent comparé à Vance Joy — mais qui n’a rien à lui envier — a fait chanter et danser les spectateurs au son de ses singles Be Alright et 7 Minutes. Et plus le concert avançait, plus il était possible d’entendre sa voix s’enrouer, craquer. Le chanteur originaire de Sydney a offert une performance solide et complète, ne laissant pas les soucis de sa voix prendre le dessus. Dean Lewis a conclu la soirée par la chanson qui lui a permis d’être découvert, Waves, certifiée platine au Canada et six fois platine en Australie. Lors du rappel, Dean Lewis est revenu sur scène en tenant fièrement un drapeau du Canada et un du Québec. Il arborait un grand sourire alors que la foule criait et applaudissait. Une attention qui fut appréciée. Son groupe et lui ont quitté la scène après le succès Waves, acclamés par un public énergique, prêt à l’accueillir à nouveau à n’importe quel moment. Celui qui avait aussi performé sur l’une des scènes principales d’Osheaga cet été n’a plus de doute à se faire, il est grandement aimé des Québécois.

Un Canadien en ouverture de Dean Lewis

Ce n’est nul autre que Scott Helman, un jeune chanteur émergent originaire de Toronto, qui a réchauffé le public en début de soirée. Seul sur scène et uniquement accompagné de sa guitare, Helman a offert une prestation sans reproche. Son tout dernier single, Everything Sucks, vient à peine de sortir que déjà, plusieurs personnes dans la foule en connaissaient toutes les paroles.

Il se trouvait dans un bar avec son meilleur ami et bassiste lorsque Dean Lewis lui a envoyé un message lui disant qu’il avait besoin d’un artiste pour l’accompagner en tournée. Bien heureuse suite pour Scott puisque l’an dernier, c’est avec Vance Joy qu’il partait en tournée.

Montréal étant bien spécial pour lui (il a vécu ici un an le temps d’écrire son premier album, Hotel de Ville), le jeune chanteur a accepté de modifier la liste de chansons qu’il avait prévue dans le but d’offrir la pièce 21 Days, qu’il associe depuis plusieurs mois à son public montréalais.

Impliqué auprès de plusieurs causes, dont l’entraide dans la communauté, Scott Helman travaille présentement sur un projet lié aux enjeux environnementaux.

Pour en savoir plus et pour y participer : http://scotthelmanmusic.com/#talktome

Liste de chansons :

Scott Helman:

  • Hang Ups
  • 21 Days
  • Gaslight/I Wanna Dance With Somebody
  • Ripple Effect
  • Everything Sucks
  • Machine
  • Bungalow

Dean Lewis:

  • Hold Of Me
  • Need You Now
  • A Place We Knew
  • Stay Awake
  • Chemicals
  • Lose My Mind
  • Half A Man
  • Time To Go
  • Don’t Hold Me
  • Let Go
  • Be Alright
  • 7 Minutes
  • When You Were Young (Reprise de The Killers)
  • For The Last Time

Rappel :

  • Straight Back Down
  • Waves