C’est la rentrée théâtrale à la Petite Licorne! La compagnie de Théâtre Hors Taxes joue la pièce Normal, mise en scène par Philippe Lambert, du 21 août au 25 septembre 2015.
Jean Philippe Lehoux, la trentaine, quitte sa blonde pendant un mois pour aller visiter la ville de Normal, en Illinois.

Normal 1 - Crédit David Ospina

Normal, c’est une petite ville de 50 000 habitants, avec deux motels. Elle est comme beaucoup de villes des plus normales que l’on puisse trouver; elle est totalement ignorée par les touristes. Pourtant, c’est ici qu’il décide de poser ses valises. Dans son entourage, personne ne comprend le choix de Jean Philippe, et il étonne même beaucoup les gens qui vont croiser son chemin.

Il s’était fixé comme objectif de partir à la rencontre des gens, de ne pas sortir de la ville de Normal. Pour lui  le « voyage, c’est les autres » et il souhaite aller à la rencontre des gens. Et ce, même dans la ville la plus « normale » qu’il soit.

Sarah Larendeau accompagne Jean Philippe Lehoux  sur scène. Tour à tour aux platines (elle est DJ) et voix off, elle interprète également avec brio plusieurs personnages de la ville de Normal. Les spectateurs sont placés tout autour de la scène, très accessoirisée, et sont plongés au cœur du voyage d’une façon très intimiste.

Normal 2 - Crédit David Ospina

Déception, solitude, lassitude, remise en question … ce sont  les différents états d’esprit par lesquels le personnage va passer. Pourquoi s’entêter à rester dans cette ville, très calme et sans réel attrait particulier, sans aller explorer des endroits plus dynamiques, si proches ? Il ne va pas abandonner son idée première et donc ne pas sortir de la ville et peu à peu, comme un instinct de survie, il va s’ouvrir aux autres, alors que pour lui faire cette démarche est un réel défi.

À force de détermination, de curiosité et d’ouverture d’esprit, son voyage s’accomplit progressivement. Il parvient ainsi à apprécier les petits bonheurs de la vie quotidienne d’une petite ville perdue des États-Unis dont les habitants n’ont plus conscience. Et quel bonheur de s’apercevoir que notre monde, tellement connecté et rempli d’informations, peut encore nous révéler des moments inédits, aussi simples soient-ils, mais toujours agréables.