Le Gèsu accueillait le chanteur originaire du Saguenay Philippe Brach. C’est avec un spectacle  plein de  justesse et surtout beaucoup d’humour que le jeune homme nous a livré.

Dès son entrée sur scène, Philippe Brach nous dévoile son univers, disons-le, plutôt surprenant et éclaté. On le sent visiblement à l’aise sur scène et heureux d’être là pour son public. Il est tellement drôle qu’on se dit qu’il devrait penser à une carrière d’humoriste si celle de chanteur ne lui plaît plus.

Son folk-rock est dépouillé et simple, mais dans le sens positif du terme! Il est seul entouré d’un piano et de cordes. D’ailleurs, les cordes apportent son lot d’ambiances et soutiennent bien les mélodies. C’est vraiment une chouette découverte, car je ne connaissais seulement que de nom! Mais son répertoire m’a beaucoup plu; il y avait quelque chose de sincère, d’authentique dans ses compositions.

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Son numéro d’entrée, où il a demandé au public de se lever pour entonner le Oh Canada, nous a surpris et bien fait rire! Si certains pourraient trouver son spectacle décousu, dans mon cas, j’aime bien voir qu’il y avait rien de régler au quart de tour, que ce semblait à la bonne franquette comme on dit. J’aime ça quand ça respire la sincérité! Et que dire des chansons? Elles étaient foutrement bien balancées, surtout le duo avec Klo Pelgag, qui se remettait d’un terrible accident.

Puisque l’hommage à Gerry Boulet avait lieu au même moment, Philippe Brach s’est laissé aller à un court — très court ici — extrait du titre Angela, qui figure sur son album Rendez-vous doux! Comme quoi si les gens manquait cet hommage, ils pouvaient se reprendre dans son spectacle! Évidemment, cette séquence a déridé les gens.

C’est un chouette type que j’ai pu voir sur scène et je ne manquerais pas de le revoir! Les pièces sont bonnes; ça sonne garroché comme spectacle; bref, tout pour me rendre heureux!

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