Un climat de peur s’installe à Espace Go jusqu’au 12 mars! La première pièce de l’écrivain saguenéen Samuel Archibald, intitulée Saint-André-de-l’Épouvante, amène le public vers des histoires abracadabrantes de revenants, des légendes et des tragédies humaines.

Il était une fois cinq personnes dans un bar-salon, un soir d’orage, sans électricité, à Saint-André-de-l’Épouvante – un village situé dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À la lueur d’un fanal, ils se racontent des histoires de peur pour passer le temps. Les spectateurs sont alors témoins de certaines légendes dont Marie-Sans-Tête et L’Oiseau blanc, mais aussi de tragédies humaines vécues, comme l’incendie majeur à Chapais le 1er janvier 1980 qui a décimé des familles. Ces récits, racontés dans un langage bien de chez-nous et approprié, réintroduisent les personnages dans leur véritable passé. Ils n’y échappent pas.

« En racontant leurs peurs et mystères, les personnages ne se rendent pas compte qu’il y a une page d’histoire qui vient de se tracer le soir même et qu’ils vont créer eux-mêmes une légende», a souligné Dany Michaud lors d’une entrevue qu’il nous a récemment accordée.

Ces mystérieux personnages, qui se dévoilent petit à petit, sont campés habilement par Dominique Quesnel (la barmaid du bar-salon Le Cristal), Bruno Paradis (le pas fin du village), Dany Michaud (le veuf solitaire), André Lacoste (le policier railleur) et Miro Lacasse (l’énigmatique homme en noir).

Pour reproduire avec justesse le climat de peur qui entoure cette galerie de personnages, le metteur en scène Patrice Dubois a peaufiné les ambiances, grâce à une trame sonore qui s’harmonise parfaitement avec les suspenses et les conditions climatiques. Quant au fond de scène, une vitrine du bar-salon sur laquelle coule constamment une pluie torrentielle, il donne sans contredit une réalité bien présente à ce terrible orage. À ceci, s’ajoutent les moments de silence placés de façon sporadique dans la pièce qui ont tout leur sens et intensifient les tensions. Tous ces éléments font en sorte que l’effet est très réussi.

Vous voulez découvrir le fin mot de l’histoire de Saint-André-de-l’Épouvante? Vous avez jusqu’à la mi-mars pour assister à cette coproduction du Théâtre PÀP, des Productions À Tour de Rôle et du Théâtre de la Rubrique. Après Carleton-sur-mer, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal, la pièce partira peut-être en tournée au Québec … On ne sait jamais… Question de faire peur à d’autres Québécois…