La Sala Rossa était bien remplie pour recevoir en ses murs les artistes australiens Tora et Hein Cooper ainsi qu’en premier partie la belle Shiraz Adham, qu’on a pu voir à La Voix en 2014.

Comme il faisait bon de revoir Shiraz Adham avec cette voix singulière qui nous touche dès qu’on l’entend. Celle qu’on a découvert à l’émission La Voix en 2014 nous a proposé quelques compositions de son propre cru. Des pièces douces et calmes où est superposée cette voix qui nous chavire, qui nous transporte dans ce monde énigmatique que seul connaît la chanteuse.

Pour l’occasion, la belle s’était offert de nouveaux instruments qu’elle a utilisé d’une jolie manière. Ah qu’on l’aime Shiraz; derrière cette jeune fille timide se cache une grande artiste, une chanteuse accomplie et intense que nous allons sûrement revoir très bientôt, du moins, je l’espère.

L’auteur-compositeur-interprète australien Hein Cooper s’est avancé sur la scène pour nous offrir de solides chansons à saveur folk. C’était beau d’entendre cette voix mélodique auquel s’ajoutait une guitare qu’il avait dans les mains. Celui qui habite maintenant Montréal peut dire que ses pièces sont comme des vers d’oreille, car elles nous restent dans la tête.

En effet, on se surprend à les fredonner sans cesse, et ce, même après le spectacle. Le jeune homme a vraiment le vent dans les voiles, surtout lorsqu’on sait qu’il a été repêché par l’équipe d’Half Moon Run lors d’un voyage en Australie. Je ne serai pas surpris qu’on entende parler de lui dans un proche avenir.

Les membres de Tora ont foulé les planches en dernier. Il faut dire que la foule, qui avait pris de l’ampleur, était là aussi pour ce band d’Australie. Ce dernier nous a offert une prestation appréciée du public qui « embarquait » dans leur bulle sonore. On ressentait une belle énergie qui se dégageait. Ils étaient en maîtrise de leur instrument, en possession de leur chansons et les interprétaient avec aisance et dynamisme.

Il y avait quelque chose dans l’air qui nous attirait comme un aimant. C’était léger, mais en même sérieux. C’était une drôle de sensation. On est sortie de la salle heureux d’avoir été là, sans attente et avec la fierté d’avoir découvert trois artistes fabuleux dont un bel avenir se dessine devant eux.