Une visite qui remonte à un certain temps. Il était agréable de revoir à Montréal le sympathique St-Germain. Sa musique jazz a mis un baume sur le temps maussade qu’il faisait hier, le 7 avril.

C’est vers 21 h que les musiciens qui accompagnent l’artiste français prennent place sur la scène. À ce moment, la magie opère. On se sent comme dans une soirée bon chic bon genre avec une musique électro tout en douceur.

Bien que les rythmes soient souvent entraînants, on retient de sa performance toutes les subtilités de sa musique et de la délicatesse qu’on y trouve.

Les voix africaines se confondent aux sons électroniques des claviers. On aurait pu déceler de la froideur dans les mélodies, mais ce n’est pas le cas. C’est même le contraire.

La présence des chanteurs-musiciens africains apporte un petit côté « musique du monde » dans les compositions. C’est léger et agréable aux oreilles. On est vraiment en bonne compagnie. Les percussions viennent ajouter un tempo dansant aux chansons. On a le goût de se déhancher.

Sur scène, il règne une chimie entre les musiciens. C’est clair, car on les voit se taquiner, rire et avoir beaucoup de plaisir ensemble. Le public est complice de ces moments de camaraderie.

La foule a réagi davantage lors des succès Sure Thing, Rose Rouge, So Flute et Real Blues (sur laquelle on peut entendre un échantillonnage du bluesman Lightnin’ Hopkins). À eux seuls, ces quatre morceaux donnent une bonne idée de l’univers et du travail de Ludovic Navarre, alias St-Germain.

Parlant de St-Germain, il est resté assez effacé, se contentant de miser sur sa musique et non pas d’interagir avec le public. Je crois que c’était la direction à prendre.

On peut reprocher toutefois aux gens dans la salle d’avoir bavassé trop fort tout au long du spectacle, tellement que parfois je n’entendais pas bien les mélodies de St-Germain. Mais ce n’était pas assez pour bouder mon plaisir et passer une excellente soirée en compagnie du DJ de la French Touch et ses musiciens.