Jeudi le 28 avril, le bluesman Steve Hill a rocké le Club Soda au grand plaisir des fans qui s’étaient déplacés pour l’occasion. 

L’ambiance était survoltée pour cette rentrée montréalaise en compagnie du gagnant du prix Juno pour album blues en 2015. Plutôt que de raconter sa vie, le musicien a fait ce qu’il sait faire le mieux : jouer. En effet, il a enfilé chanson après chanson, laissant peu de place aux interactions.

Est-ce qu’il aurait dû parler avec son public, être plus bavard ? Je ne sais pas, car ce qu’on aime de Steve Hil, c’est d’entendre ses solos de guitare, qu’il fasse rocker la place comme lui seul sait le faire. À moins d’avoir mal regardé, le guitariste joue également le rôle de batteur. C’était très cool et sympa de le voir garder le rythme, de battre la mesure. Je me demandais comment il faisait pour suivre le tempo et jouer de la guitare!

On tape dans les mains

Si certaines chansons étaient plus calmes et montraient davantage son jeu de guitare, d’autres morceaux étaient plus rapides et obligeaient le public à taper dans les mains. Je me suis même surpris à me déhancher et à danser tellement la musique était invitante et entraînante.

J’avoue que le groove était bon, la vibe extra et l’ambiance magique. Contrairement à certains spectacles, les gens étaient là pour entendre et voir Steve Hill et non pour jaser entre eux. La foule était en extase à chaque moment et à chaque note du multi-instrumentiste.

En première partie, Whisky Legs, formée de Maude Brochu et Pascal Denis originaires de Québec, a proposé des compositions rock très accrocheuses. La formation du quartier St-Roch a réussi à mettre le public dans sa poche. La voix de la chanteuse Maude Brochu a quelque chose de magnétique; elle capte facilement notre attention et on ne peut plus s’en passer.

Finalement, c’est un fichu de bon spectacle auquel les spectateurs ont eu droit au Club Soda!