Jusqu’au 23 février, les Grands Ballets canadiens de Montréal présente Danser Beethoven. Un spectacle où les danseurs évoluent avec dynamisme et élégance sur deux œuvres marquantes du compositeur Ludwig Van Beethoven: la Symphonie No 5 et Symphonie No 7.  Deux œuvres musicales connues du grand public.  Sensibilité et chorégraphies minutieusement réglées sont au rendez-vous!

Danser Beethoven – Symphonie No 5

Le spectacle débute avec la Symphonie No 5 chorégraphiée par l’américain Garrett Smith, figure de la relève.

Pour lui, cette musique est un « hymne à l’individualité et à la prise en main de son destin », fait-il valoir.

Ancrée dans la modernité, la chorégraphie de Garrett Smith utilise des bobines de film comme accessoires ou encore des disques de grande dimension en guise de tutu.

À ceci, s’ajoute ponctuellement un peu d’humour dans la gestuelle.

Loin des carcans traditionnels!

Une vingtaine de danseurs sur scène font corps avec les musiciens installés dans la fosse pour nous offrir un spectacle tout en beauté.

Une première partie fort réussie! Les applaudissements nourris des spectateurs en ont fait foi lors de la première représentation.

Danser Beethoven – Symphonie No 7

La seconde partie, de style classique et aérien, revisite avec grâce l’imposante Symphonie No 7.

Une chorégraphie du regretté Uwe Scholz qui fait appel à des prouesses athlétiques et à une géométrie dansée.

Leurs sauts très hauts, leurs tours rapides, leurs mouvements d’ondulation, leurs pointes.

Tous ces mouvements interprétés avec énergie et élégance témoignent du travail admirable, tant sur le plan visuel qu’émotionnel, accompli par les danseurs. Un festin visuel!

Présentée à Montréal en 2017, l’œuvre du chorégraphe allemand a de nouveau conquis le public.

Les fleurs lancées sur scène et les applaudissements chaleureux des spectateurs en disent long sur l’appréciation du spectacle.

Danser Beethoven c’est la symbiose entre les danseurs, la musicalité des œuvres de Beethoven et la performance de l’orchestre des Grands Ballets, dirigé par la cheffe attitrée Dina Gilbert.

Un double programme à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 23 février.

Crédit photos: Sasha Onyshchenko

Texte: Micheline Rouette