Jeudi dernier au Théâtre Maisonneuve avait lieu la rentrée montréalaise de La Galère sur scène. Si on se fie au nombre de billets vendus (60 000 avant même la première représentation), la version théâtrale de cette série culte était très attendue. Retour sur cette soirée qui n’a pas été tout à fait à la hauteur des attentes des spectateurs.

Le spectacle a commencé par un quiz sur La Galère lors duquel on demandait aux gens de la salle de répondre par applaudissements. Le public, visiblement fan de la série télé, n’a eu aucun mal à trouver les bonnes réponses.

Puis, est enfin venu le moment de retrouver les quatre filles qui ont quitté le petit écran en 2013. Le rideau s’est levé sur Mimi (Brigitte Lafleur), Claude (Anne Cassabone), Isabelle (Geneviève Rochette) et Stéphanie (Hélène Florent, remplacée ce soir-là par Marilyse Bourke) dans les toilettes d’une salle de bal. Tour à tour, elles y sont allées de leurs confessions.

Puis, surprise! Un journaliste (Alexandre Bergeron) est sorti de l’une des cabines, une enregistreuse à la main. Toutes leurs déclarations compromettantes ont été enregistrées.  Ceci pouvant causer un tort irréparable à la carrière de Marc Daneau (Premier ministre et mari de Stéphanie), Isabelle a décidé de prendre les choses en main.

Imparfaites mais attachantes

Puis, les quatre filles ont choisi d’aller se cacher au chalet secret de Stéphanie le temps que la poussière retombe. C’est donc dans le bois que sont ressortis les défauts qui ont rendu ces quatre mères imparfaites si attachantes. Mimi, toujours aussi anxieuse, se demandait ce que son François pouvait bien fabriquer seul à Londres. Claude, cinglante et imbue d’elle-même, rêvait de devenir célèbre.

Isabelle de plus en plus affligée par l’Alzheimer notait tout dans un carnet incluant des choses pour sa bucket list. Stéphanie, complètement au bout du rouleau, n’en pouvait plus de son rôle d’épouse de Premier ministre et de ses enfants ingrats.





La Galère qui ne lève pas !

Des artistes de talent, un metteur en scène chevronné, des costumes flamboyants et des personnages déjà aimés du public : tous les ingrédients étaient réunis pour faire de cette pièce un succès. Malheureusement, ça n’a pas levé.

On n’a rien eu à reprocher au jeu des comédiennes (sinon peut-être des rires qu’elles peinaient parfois à réprimer) ni à la mise en scène d’André Robitaille, mais ceux-ci ont dû composer avec les limites du scénario de Renée-Claude Brazeau.

Et que dire de la fin sinon qu’elle a laissé le spectateur perplexe. Si c’était une bonne idée à la base, le reste était quant à lui bien discutable. Les représentations montréalaises de La Galère sont maintenant terminées, mais on peut retrouver la joyeuse bande de copines en tournée dans plusieurs salles de la province dès le 2 décembre.