Après sa création à Québec par le Bureau de l’APA dans le cadre du Mois Multi, Entrez nous sommes ouverts revient une seconde fois insuffler sa joyeuse cacophonie à l’Espace Libre, où le spectacle a été présenté l’été dernier dans le cadre du FTA.

En entrant dans la salle, on découvre un décor encombré d’une multitude de fils. Sur scène se trouvent une dj, un technicien de son, un musicien et des comédiens. Tout au fond, sur une petite scène surélevée, un danseur (Ludovic Fouquet) s’exécute avec fougue.

On nous annonce que le but est de créer 40 connexions pendant les 70 minutes que dure le spectacle. Celles-ci sont d’ailleurs comptabilisées au haut d’un grand écran.

Puis, on nous explique que Ludovic Fouquet a pour mission de recueillir sa sueur qui servira à établir la dernière connexion. Pour ce faire, il danse de façon énergique et se couvre de pellicule plastique ou de papier-bulles.

Ainsi s’amorce une longue chaîne d’actions insolites : chants, danse, interactions, branchements, bricolages, etc. Chacune d’elles s’affiche à l’écran et crée un son qui fera partie d’une étrange mélodie.

On y verra entre autres des chandelles dont le feu danse sous l’effet du vent produit par des haut-parleurs, puis des cheveux servant de pinceaux dont le mouvement est contrôlé par les battements sur un tambour.

On en vient toutefois à se demander à quoi tout cela peut bien rimer. Si le programme nous dit qu’« Entrez, nous sommes ouverts se veut une réflexion politique et sensible sur l’apparition des idées, l’engagement et notre disposition à la transformation », le rendu n’est toutefois pas clair.

Par contre, le spectacle vaut quand même la peine d’être vu, non seulement pour l’ingéniosité des divers branchements, mais aussi pour tout l’humour dont il est empreint.

Avec : Frédéric Auger, Jasmin Cloutier, Julie Cloutier Delorme, Simon Drouin, Ludovic Fouquet, Danya Ortmann.

À l’affiche jusqu’au 20 janvier à Espace Libre.

Crédit-photos: Rancier