Premier amour, rêverie, jalousie, occasion ratée et mélancolie d’un passé que les personnages ne peuvent plus changé.  Voilà les grandes lignes de l’opéra Eugène Onéguine, que l’Opéra de Montréal présente à la Place des arts jusqu’au 22 septembre. Un spectacle tout en beauté!

Inspiré du roman d’Alexandre Pouchkine, l’opéra Eugène Onéguine, composé par Tchaïkovski, raconte en trois actes l’histoire d’un dandy oisif et insociable de la campagne Pétersbourgeoise.

Lors d’un duel provoqué par une absurde histoire de jalousie déclenchée par l’étourderie d’Olga, Eugène Onéguine tue son meilleur ami, le poète Lenski.

Non seulement, il enlève la vie à son ami, mais par mépris des convenances sociales, il fait fi de l’amour avoué de la rêveuse Tatiana.

Après plusieurs années, il rencontre par hasard Tatiana et constate qu’il est amoureux de celle-ci.

Il  se rend compte alors de son erreur, mais… il est trop tard…

Eugène Onéguine – Une distribution impressionnante

Dans le rôle de Tatiana, la soprano Australienne Nicole Car est formidable.

Sa présence sur scène et la sonorité tout en nuance de sa voix ont conquis les spectateurs lors de la première représentation à Montréal.

À cet égard, la scène  (Acte I) où Tatiana rédige une déclaration enflammée à Onéguine est un passage au cours duquel la soprano rend à merveille l’état de doute de la jeune fille.

Dans le rôle-titre, le baryton Montréalais Étienne Dupuis (photo) nous offre également une vibrante performance.

L’agilité de sa voix séduit.

Son interprétation d’Onéguine, mélange  d’arrogance et de souffrance, a aussi été chaudement applaudi.

Les autres chanteurs et chorales ne sont pas en reste de ce duo d’interprètes qui forme un couple dans la vie. Voir la distribution ici

Il faut aussi souligner la remarquable performance du Canadien Owen McCausland, avant qu’il n’affronte son meilleur ami Onéguine (Acte II) en duel. Avec sa voix aiguisée de ténor, il exprime toute l’intensité de l’incertitude du jeune poète.

Une mise en scène simple et efficace

Pour cette palette d’émotions, le metteur en scène Tomer Zvulun, directeur général et artistique de l’Atlanta Opera, a choisi un décor aéré et raffiné, mettant ainsi l’accent sur la performance des artistes et la musique.

Il s’est plutôt appuyé sur un éclairage qui converge efficacement sur les personnages pour accentuer les ambiances. C’est réussi!

À l’affiche jusqu’au 22 septembre

Un plaisir de trois heures avec Eugène Onéguine, de Tchaïkovski.

L’opéra russe est à l’affiche jusqu’au 22 septembre.

Livret: Tchaïkosvski et Chilovski, d’après Pouchkine

Chef d’orchestre: Guillaume Tourniaire

Orchestre Métroplitain, le Choeur de l’Opéra de Montréal et l’Atelier lyrique de l’opéra de Montréal

Décors: Erhard Rom

Éclirages: Claude Accolas

Crédit photo: Yves Renaud

Texte: Micheline Rouette