Le Théâtre Urbi et Orbi en codiffusion avec La Manufacture présentent actuellement la 2e édition de Foirée montréalaise. Cette création se veut un clin d’œil à la célèbre émission de télévision Soirée canadienne. Cependant, au lieu de se transporter de village en village, on se promène d’arrondissement en arrondissement. Après avoir visité Saint-Laurent l’an dernier, le spectateur est maintenant convié à découvrir le Sud-Ouest.

La soirée commence avec un survol historique présenté par Pascal Contamine, qui agit comme animateur et modérateur. Puis, tour à tour, les conteurs nous font découvrir les cinq quartiers qui composent l’arrondissement en vedette.

C’est à Luc Bourgeois d’ouvrir le bal avec son conte sur l’embourgeoisement et le sentiment de culpabilité à Griffintown. Puis, Mylène Bérubé nous raconte l’histoire de Joe Beef et de la ménagerie au sous-sol de sa taverne dans la Petite Bourgogne.

Marie‑Joanne Boucher enchaîne avec un récit étrange mettant en vedette une jeune comédienne dans Pointe-St-Charles. Simon Boulerice, quant à lui, nous parle avec tendresse de la gardienne des clés, l’attachante serrurière de Saint-Henri. Puis, Jean-François Boudreau termine avec la légende de la naissance de Ville-Émard et de ses rues qui vont à contresens.

Un décor de bois et d’acier donne à la scène un look d’antan, évoquant les souvenirs d’enfance et les traditions. Il  a été conçu par l’éco-sculpteur Alain Cadieux, dont l’atelier est justement situé à Ville‑Émard.

Le Trio Mélisande en renfort

Pour mettre de l’ambiance, on a fait appel au Trio Mélisande qui, en plus d’assurer le volet musical avec ses chansons électro-trad, agira comme bruiteur pendant les contes. Guy Vaillancourt viendra aussi pimenter le tout  avec ses anecdotes et chansons à répondre parfois grivoises.

La mise en scène de Martin Desgagné contribue elle aussi à rendre ce spectacle vivant. L’idée d’avoir assis les comédiens à différents endroits dans la salle créé un effet de surprise. Le public se prend à parcourir la première rangée des yeux pour deviner qui sera le prochain orateur. D’ailleurs, l’entrée en scène de Jean-François Boudreau est totalement inattendue.

Bien que les numéros soient inégaux, certains tenant plus de la leçon d’histoire que du conte, Foirée montréalaise demeure un excellent divertissement et comporte tous les éléments nécessaires pour devenir une amusante tradition du temps des Fêtes.

Foirée montréalaise est à l’affiche jusqu’au 23 décembre au Théâtre La Licorne.

Crédit photo : Urbi et Orbi