Femme orchestre, Marie Brassard joue, dirige et a conçu le spectacle qu’elle offre à Usine C jusqu’au samedi 4 mai. Premier volet d’un cycle, Introduction à la violence se présente comme une réflexion sur la perception et l’initiation à la violence. Un spectacle flyé!

Une phrase comme bougie d’allumage

« Regarde, on dirait une petite fleur japonaise qui n’est pas encore née », s’est exclamée la nièce de l’autrice en regardant son livre d’images en provenance du Japon.

Phrase qui servira de bougie d’allumage à son spectacle hybride dont la première partie est l’affiche en ce moment.

Introduction à la violence bouscule les codes

Hors des sentiers battus, Marie Brassard, cette artiste multidisciplinaire et audacieuse, sonde l’âme en chamboulant la forme du spectacle.

Pour y arriver, elle explore diverses technologies pour en faire une distorsion au-delà du réel qui vient appuyer avec force le fondement de ses propos, de ses tripes.

Comme un songe

Introduction à la violence, c’est comme un songe. C’est comme un rêve où Alice s’introduit dans le terrier du lapin où l’attend le pays des merveilles.

Mélange d’art visuel, de sons, de cinéma et de théâtre, l’atmosphère recréée est surréaliste.

Cet environnement contribue à envelopper et enrichir les mouvements et la gestuelle tout en finesse de Marie Brassard, à chaque moment du spectacle.

Tout est réglé au quart de tour.

On sent que chaque artiste s’est impliqué à fond dans cette œuvre et y a mis tout son talent. C’est vraiment réussi.

Imagination du spectateur

Dans son œuvre, Marie Brassard fait appel à notre imagination, à nos efforts et à notre idéal face aux violences faites aux humains, à la planète, à la société, etc.

« Cela ne m’intéresse pas du tout d’essayer de deviner ce que je devrais faire pour satisfaire le désir de ceux qui regardent. J’amène vraiment les gens dans une dynamique de recherche. », a-t-elle déclaré au journaliste du Devoir.

Qui est Marie Brassard?

Cette comédienne, autrice et metteure en scène a une longue feuille de route à son actif, tant au Québec qu’à l’international.

Elle a été la complice artistique de Robert Lepage pendant plus de 15 ans au théâtre et au cinéma.

Après cette étroite collaboration, elle a créé son premier spectacle solo « Jimmy créature de rêve » qui a connu un immense succès.

Elle a fondé par la suite sa propre compagnie de production, Infrarouge, dont elle assume la direction artistique.

Introduction à la violence, est à l’affiche de l’Usine C jusqu’au 4 mai.

Texte, mise en scène et interprétation : Marie Brassard

Conception sonore et musique live : Alexander MacSween

Scénographie : Antonin Sorel

Lumières : Mikko Hynninen

Images vidéo et projections en direct : Sabrina Ratté

Photographie et vidéo : Pascal Grandmaison

Crédit photos : Minelly Kamamura et MarleneGelineauPayette

Texte : Micheline Rouette