Tout au long du mois de mars, le Théâtre PÀP présente la version théâtrale du roman à succès de Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu. C’est donc au tour du public du Théâtre de Quat’Sous de faire connaissance avec Catherine, une fille de 14 ans menant une vie plutôt tumultueuse.

Vivre mal un divorce

La déesse des mouches à feu raconte l’histoire de cette jeune adolescente qui vit mal le divorce de ses parents. On la suit pendant un an alors qu’elle fait ses premières expériences avec l’amour, le sexe et la drogue.

11 jeunes filles dans le rôle de Catherine

C’est l’autrice elle-même qui a adapté son texte pour le théâtre. Elle s’est entourée de Patrice Dubois et d’Alix Dufresne pour la mise en scène.

Ces derniers, plutôt que de confier le rôle de Catherine a une seule jeune fille, ont choisi de la faire interpréter à tour de rôle par 11 jeunes filles âgées de 14 à 18 ans, soit Lori’Anne Bemba, Zeneb Blanchet, Charlie Cliche, Évelyne Laferrière, Alexie Legendre, Éléonore Loiselle, Élizabeth Mageren, Kiamika Mouscardy-Plamondon, Éléonore Nault, Jade Tessier et Amaryllis Tremblay.

Ainsi, chacune apporte sa couleur au personnage, tout en illustrant un pan de sa personnalité.

Elles prennent aussi les traits des parents et amis

En plus de s’échanger les répliques de Catherine, les comédiennes empruntent aussi les traits de ses parents et amis. Bien qu’elles le fassent avec talent, ces nombreux changements les empêchent de jouer avec profondeur.

Le livre vs la mise en scène

Contrairement au livre qui se passe au même endroit et dans une même décennie, on a décidé que la pièce mêlerait les lieux et les époques.

Ainsi, le Montréal des années 2000 côtoie le Chicoutimi-Nord de la fin des années 90.

Les thèmes abordés dans la pièce s’y prêtent d’ailleurs très bien, les préoccupations des adolescentes étant plutôt intemporelles.

Puisqu’il est rare qu’on ait accès à ce que pensent et vivent les jeunes filles, on a en quelque sorte l’impression de les espionner. L’idée de mettre un grand mur dans lequel se trouve un trou en fond de scène est donc un coup de génie.

Les spectateurs qui ont vécu leur adolescence à la même période que Catherine se reconnaîtront sûrement dans les situations ou divers référents culturels.

Malheureusement, le fait de sauter d’une époque à l’autre et d’un personnage à l’autre les empêchera de totalement se laisser porter par l’histoire.

Jusqu’au 31 mars

Toutes les représentations de La déesse des mouches à feu sont jouées à guichets fermés. Une supplémentaire a été ajoutée le 31 mars.

Crédit photos: Bruno Guérin