Théâtre Bouches Décousues et Théâtre Pupulus Mordicus présentent Lascaux. Une allégorie de la caverne moderne sur la force de l’âme et le besoin légitime de transmettre son humanité.

Il fait noir. Une femme court. On entend sa respiration saccadée.

Elle tombe et se retrouve au cœur d’une caverne, qui deviendra son refuge tant pour survivre que pour y enfanter et élever son fils, Lascaux.

La caverne de Lascaux

Superbe utilisation du décor. Une immense toile tient lieu de paroi de la caverne mais selon les projections, et la musique, on s’y sent parfois dans le ventre de la mère.

Ou peut-être est-ce dans la tête de Dordogne, la tortue?

Cette toile va parfois se mettre en mouvement et respirer au rythme même de cette caverne. Le seul endroit que Lascaux connaîtra jusqu’au jour où il réussira à trouver un tunnel.

Cette sortie l’amène vers ce là-haut qu’il n’a qu’imaginé durant toute sa courte vie, grâce au enseignement de sa maman de laine.

Rêverie ou réalité

Les éclairages nous font osciller entre rêverie et réalité, créant ainsi une ambiance feutrée et parfois étouffante, comme si le spectateur lui-même était prisonnier de cette caverne.

La trame musicale et sonore vient compléter le tableau d’introspection.

Pistes géniales

Plusieurs belles pistes dans cette histoire sont géniales.

Ce fameux décor vivant et vibrant. La marionnette manipulée par Jules Ronfard qui deviendra garçon de chair. Cette tortue millénaire qu’on ne voit pas mais qui semble être l’âme même de la caverne. Quelques bijoux de jeux de mots lors de l’apprentissage de la parole pour le petit.

Une alliance théâtrale

Lascaux est l’alliance entre deux compagnies théâtrales, l’une privilégiant le théâtre jeune public, Théâtre Bouches décousues,  et l’autre, Théâtre Pupulus Mordicus, qui explore l’imaginaire grâce aux marionnettes, pour un public adulte.

Cette pièce est présentée à la salle Fred-Barry au Théâtre Denise-Pelletier jusqu’au 2 mars.

Texte: Jasmine Dubé

Distribution: Éva Daigle, Jules Ronfard et Marjorie Vaillancourt

Mise en scène: Jasmine Dubé et Pierre Robitaille

Ombres : Marcelle Hudon

Marionnettes: Pierre Robitaille

Crédit photos: Denis Baribault

Rédaction: Tania Bélanger