Encore une fois, le Théâtre du Futur nous présente une de leurs aventures rocambolesques Le clone est triste.  Sous forme d’enquête à la « Agatha Christie » ou du jeu « Clue », la pièce amène le spectateur à la fin du XXIe siècle, où on passe à la moulinette les Baby-Boomers et la génération X. C’est drôle, c’est énergique, c’est éclaté.

Intrigue à Beloeil ou à « Beaux yeux »

L’histoire commence au XXIe siècle, dans un salon douillet, décoré à l’anglaise, où on y retrouve divans, tables, profusion d’objets et un piano à queue.

Ils sont cinq, riches et blasés. Ils s’ennuient un jour de pluie. Pour se distraire, ils créent le « Club des Marquis », un groupe de détectives snobs.

Les Baby-Boomers ont disparu de notre planète depuis longtemps. Ils ont tous été envoyés sur la lune en aller-simple, après un verdict de « Crime contre la Terre ».

Pour s’assurer du bannissement total de cette génération, le clonage est interdit.

Mais voilà que nos cinq détectives snobinards découvrent qu’un Baby-Boomer, Gilles Douillette, est encore sur terre, plus précisément à Beloeil ou à « Beaux yeux ».

Comble de malheur, il s’approprie les organes des clones pour rester jeune …

HORREUR!  CATASTROPHE! Ils se mettent donc à sa recherche.

Plaisir autant sur scène que dans la salle

Avec le Théâtre du Futur, le rire est au rendez-vous. C’est la récréation pendant plus d’une heure!

Les comédiens ont du plaisir et ne se privent aucunement sur scène avec des pirouettes, des danses, une gestuelle vaudevillesque. Le tout échafaudé sur des quiproquos rigolos et des situations hilarantes.

Comme c’est si bien le faire cette troupe, ils adressent un clin d’œil loufoque mais critique sur la génération des Baby-Boomers et la génération X.

Le clone est triste – On égratigne les symboles des Baby-Boomers

Le texte abonde de références des Baby-Boomers en les égratignant au passage.

Pour n’en nommer que quelques-unes : des extraits d’émissions radio avec Joël Le Bigot et Francine Grimaldi, l’animateur Michel Jasmin, un festival dans le Vieux-Port de Montréal en hommage au groupe Beau Dommage, les grandes vedettes du musée de cire, une pièce présentée au TNB (Théâtre du Nouveau Beloeil).

Ils poussent le délire et adaptent, entre autres, une chanson du groupe Les Classels ou de Jacques Brel.

Un joyeux coup de pied dans la fourmillière!

Leur imagination débordante nous déconcerte toutefois lorsque Philippe Prud’homme se met au piano et nous interprète du Rachmaninov.  Une incartade chaudement applaudie par le public.

Un large sourire dans la grisaille de l’hiver

Ces « tannants », comme ils se qualifient eux-mêmes,  Olivier Morin, Guillaume Tremblay, Marie-Claude Guérin, Philippe Prud’homme et Navet Confit, nous en font voir de toutes les couleurs.

Le clone est triste, ce délice extravagant et loufoque nous fait oublier la grisaille de l’hiver.

La pièce est à l’affiche du Théâtre aux Écuries jusqu’au 16 février.

Texte : Olivier Morin et Guillaume Tremblay
Mise en scène : Olivier Morin

Crédit photos: Josée Lecompte

Rédaction: Micheline Rouette