Depuis sa création, Macbeth a connu plusieurs formes : opéra, théâtre, films et bandes dessinées. Cette fois, Jocelyn Pelletier a choisi d’adapter la célèbre œuvre de Shakespeare en spectacle de death metal, judicieusement nommé Mac(Death).

Dévoré d’ambition et poussé par son épouse Lady Macbeth, le général Macbeth complote l’assassinat du roi pour s’emparer du pouvoir.

Or, la culpabilité et la paranoïa les font peu à peu sombrer dans la folie.

Shakespeare en accéléré

La version originale comporte 5 actes et met en scène bon nombre de personnages.

Pour Mac(Death), on n’a conservé que les 3 principaux actes et réduit l’histoire à son essence.

Le résultat est un spectacle de 80 minutes où les scènes de théâtre sont entrecoupées de pièces musicales.

Le métal au théâtre

Des groupes comme Rammstein ou Slipknot avec leurs costumes et leurs mises en scène élaborées démontrent bien la théâtralité du genre.

D’ailleurs, Jean Dit, présenté en 2018 au Théâtre d’Aujourd’hui a prouvé la viabilité du concept en incluant un groupe de death metal au spectacle.

Or, pour Mac(Death), on pousse l’idée plus loin en faisant en sorte que les personnages soient des musiciens.

Ainsi, le trio formé par Macbeth, Lady Macbeth et Banquo est joué par des comédiens.

Ceux-ci sont accompagnés de deux musiciens qui interprètent les sorcières.

Mac(Death), c’est pour qui?

Ce spectacle plaira d’abord aux fans de métal, qui étaient d’ailleurs légion le soir de la première.

Les amateurs de théâtre à l’esprit ouvert pourront aussi apprécier le jeu, l’adaptation et la mise en scène.

Les aficionados de Shakespeare resteront, eux, toutefois sur leur faim.

Mac(Death) à l’affiche jusqu’au 17 mars

La pièce tient l’affiche de La Chapelle Scènes contemporaines jusqu’au 17 mars

Idéation, adaptation du texte, mise en scène et scénographie : Jocelyn Pelletier.

Avec : Guillaume Perrault, Fanny Migneault-Lecavalier, Maxim Paré-Fortin,  Samuel Bobony et Érick D’Orion

Crédit photos: Robert Pelletier

Texte: Nancie Boulay