C’est avec Ma(g)ma, une création de Castel Blast, que le théâtre Espace Libre entame sa saison 2016-2017. Cette pièce mise en scène et chorégraphiée par Léo Loisel et Olivia Sofia est jouée par plus de 30 interprètes de la relève. Retour sur la première qui a eu lieu mercredi soir dernier (31 août).

Dans une suite de tableaux mêlant le théâtre, la danse, le chant et la vidéo, on présente le passage d’un jeune enfant à l’âge adulte.

Le spectacle Ma(g)ma commence par une très longue liste de remerciements qui défile pendant un long moment. Entre les noms des gens et des organismes qui ont contribué à la création, on cite ceux de grands auteurs, de musiciens illustres et on y glisse même quelques blagues.

Nous pensons que ceci donnera le ton à ce qui se déroulera par la suite sous nos yeux. Or, il n’en est rien. Nous aurons plutôt droit à des moments d’intensité, de malaise et même parfois d’une certaine violence.

Puis, suivent les tableaux où l’on illustre l’évolution du jeune garçon. Il est d’abord tout seul un bref moment et une voix lui ordonne d’un ton ferme de jouer. Puis, il disparaît pour faire place à un groupe d’hommes qui fixent la foule d’un regard hagard avant de se lancer chacun dans une chorégraphie dont se dégage une certaine folie.

L’arrivée d’une fille parmi le groupe y mettra fin. Tous se rassembleront autour d’elle pour la découvrir. Puis, un groupe de femmes s’ajoute pour un tableau sur le thème de la drague. Le garçon reviendra à la toute fin pour intégrer la chorégraphie avec les hommes et les femmes.

La musique, la sonorisation et l’éclairage de Ma(g)ma ont été habilement pensés pour nous faire ressentir les émotions vécues par les personnages. Pour ajouter à l’intensité de l’œuvre, il n’y a aucun dialogue et le narrateur n’intervient qu’à de rares occasions.

Ma(g)ma plaira davantage aux friands de danse moderne qu’aux amateurs de théâtre dans sa forme classique.

Castel Blast est né de la rencontre d’Olivia Sofia, Léo Loisel, Xavier Mary et Guillaume Rémus, diplômés en 2015 de L’École Nationale de Théâtre du Canada, de l’École de Danse Contemporaine, et de l’Université de Montréal venant tous de disciplines différentes.

Ma(g)ma est à l’affiche jusqu’au 10 septembre.

Crédit photo : Jules Bédard