D’abord présentée au Théâtre La Licorne en 2013 dans le cadre de la soirée Théâtre tout court, puis à  Zone Homa en 2016, la pièce Mélanie sans extasy est maintenant offerte au public du Théâtre Prospero. Ce premier texte, signé Édith Paquet, aborde avec humour les questionnements existentiels des adultes de la génération Y.

Un sens à sa vie

Cette œuvre met en scène Mélanie, une célibataire coincée, dans un emploi qui l’ennuie, et déçue par ses histoires d’amour sans lendemain. Âgée dans la mi‑trentaine, elle oscille entre un besoin de stabilité et l’appel de la liberté.

La recherche d’un sens à sa vie la pousse à s’inscrire dans une retraite de yoga, où elle se rend avec l’espoir d’avoir une révélation.

L’aînée et sa sœur cadette

Si on se reconnaît dans le personnage principal, son histoire n’échappe malheureusement pas aux sujets clichés, tels les rivalités entre sœurs.

Encore une fois, on oppose l’aînée qui a, en apparence, la vie parfaite incluant le conjoint avec un emploi prestigieux, la maison et les enfants, à sa sœur cadette perdue et célibataire.

Heureusement, la dramaturge a choisi d’emprunter la voie de l’humour.

Une comédie déjantée

Donc, ce qui de prime abord aurait pu être une banale pièce sur la quête identitaire tire plutôt du côté de la comédie déjantée.

L’adepte de yoga beaucoup trop intense dans sa démarche, joué de façon hilarante par Marc-François Blondin, est particulièrement savoureux.

D’ailleurs, les comédiens campent les personnages de façon fort convaincante. Ils viennent rapidement capter l’attention du spectateur.

Ainsi, on s’attache à eux et on est curieux de connaître le dénouement de l’histoire.

Distribution: Marc-François Blondin, Louis-Olivier Mauffette, Édith Paquet, Véronique Pascal et Éric Robidoux.

Mise en scène: Nicolas Gendron

Jusqu’au 17 mars

Mélanie sans extasy, une production de la compagnie Le Choix de la présidente, est à l’affiche de la Salle intime du Théâtre Prospero jusqu’au 17 mars 2018.

Crédit photos: Annie Éthier