Jusqu’au 10 août à la salle Alec et Gérard Pelletier à Sutton, Robert Toupin et Andrée Pelletier nous servent un huis-clos saisissant avec Misery.

Misery – Un scénario bien ficelé

Paul Sheldon, tel un double de Stephen King, est un célèbre romancier.

Il est à un tournant de sa vie, souhaitant changer de registre, de style, de propos et mettre un terme à l’interminable saga à laquelle il doit son succès.

Pour cela, il vient de terminer un roman où il fait mourir son héroïne : Misery.

Alors qu’il s’apprête à rencontrer son éditeur pour lui parler de son nouveau manuscrit, un accident de voiture le met à la merci d’Annie Wilkes, sa fan numéro un.

Cette infirmière commence par le sauver, le recueillir, le soigner dans sa maison isolée, mais lorsqu’elle lit le sort que l’auteur a réservé à son personnage adoré, tout bascule…

Misery : du roman au film, du grand écran à la scène

Même si on a lu l’œuvre ou qu’on l’ait vue au cinéma, on prend plaisir à retrouver les personnages emblématiques du suspense peu banal de Stephen King, sur les planches, en chair et en os.

L’adaptation réussie de William Goldman, la traduction fidèle d’Andrée Pelletier, de Louise Pelletier et de Robert Toupin ainsi que la mise en scène efficace de Jean-François Pichette rendent l’expérience théâtrale fort sympathique.

Robert Toupin convaincant 

Ce comédien chevronné qu’on voit trop peu souvent sur scène comme à l’écran, nous livre ici une performance des plus solides.

Il réussit à nous faire partager les sentiments ambivalents de cet homme cloué au lit, les os brisés, face à cette admiratrice très particulière.

Son jeu nuancé nous fait vivre avec efficacité sa perplexité qui petit à petit se transforme en véritable angoisse mêlée à une colère de plus en plus poignante.

Faites-vous plaisir, assistez à Misery

Une pièce de William Goldman d’après le roman de Stephen King.

Mise en scène de Jean-François Pichette

Avec Andrée Pelletier, Robert Toupin et Michel Fradette.

La pièce est à l’affiche de la salle Alec et Gérard Pelletier dans le cadre enchanteur de Sutton, jusqu’au 10 août.

Crédit photos : Christine Alonzo

Texte: Dominique Denis, membre de l’AQCT  et de l’AICT