Théâtre La moindre des choses nous propose une nouvelle comédie désopilante sur la thérapie par la pensée magique. La quête du bonheur personnelle et sociétaire est-elle aussi difficile à attraper qu’un Poisson Glissant ?

Le bonheur à tout prix?

Sommes-nous obnubilés par la pression sociale d’être heureux à tout prix ?

Cette question est au cœur de cette nouvelle création signée François Ruel-Côté.

Il y jongle avec l’absurde et la métaphore avec un humour caustique.

Poisson Glissant – Rires et délires

Sur fond de conspiration sociale, la petite vie de bureau tranquille de quatre employés sera transformée par une coach de vie, disciple d’un gourou à la pensée magique.

Chaque fois que le nom Renaud-Bray est prononcé, une librairie indépendante ferme ses portes.

Le vol d’identité chez Desjardins est en fait un énorme écran de fumée qui cache en fait un trafic de clonage d’humains grâce à leur numéro d’assurance sociale.

Des gens disparaissent parce qu’ils sont trop près de saisir la vérité.

La pièce tourne autour de ces éléments centraux.

C’est par l’humour qu’on amène le public à se questionner sur cette recherche du bonheur qui semble être devenu un sport national dans notre quotidien.

Le tout si habilement amené qu’on nage en plein délire et les rires fusent de toute part.

Tout pour une belle mise en scène

Beau travail de mise en scène.

Les personnages semblent errer dans cet immense espace qu’est leur lieu de travail tout aussi vide qu’eux le sont.

L’ensemble, sous forme de tableaux, nous fait passer d’une réalité à la confusion.

Les spectateurs finissent par être aussi fébriles que les personnages.

Superbe conception d’éclairages d’Hubert Leduc-Villeneuve.

Chaque tableau a sa propre ambiance, facilitant les transitions entre chacune des scènes.

Les extraits ésotériques en anglais, avec sous-titres du fameux Docteur Chang, sous forme de capsules éducatives sont délicieux.

À l’affiche jusqu’au 15 février

Tel un Poisson Glissant, quand on pense avoir saisi le bonheur, il nous file entre les mains. Alors pressez-vous d’aller au Théâtre aux Écuries où la pièce est à l’affiche jusqu’au 15 février.

Texte: François Ruel-Côté, avec la collaboration de David Bélanger et Thomas Vachon Croteau

Mise en scène: Cédrik Lapratte-Roy

Avec:  Marianne Dansereau, Simon Beaulé-Bulman, Audrey-Ann Tremblay, Sébastien Tessier et François Ruel-Côté

Crédit photos: Jules Bédard

Texte: Tan Bélanger