Jusqu’au 31 mars, le Théâtre À corps perdu poursuit son cycle “Nocturnales” avec Somnambules, une seconde œuvre in situ.

Un lieu de diffusion inusité

Après avoir présenté LOCAL B-1717 dans un entrepôt, c’est maintenant dans une chambre secrète du quartier Côte-des-Neiges que se situe l’action de cette nouvelle pièce.

L’adresse n’est communiquée aux spectateurs qu’au moment de l’achat des billets.

Dès leur arrivée sur les lieux, les visiteurs se voient remettre une paire de pantoufles.

Après les instructions d’usage, ils sont invités à prendre place sur des caisses disposées dans une pièce exigüe attenante au garage.

Carl et Cindy en trois temps

C’est à cet endroit que commence l’histoire de Carl et Cindy, librement inspirée des “Enfants Terribles” de Jean Cocteau.

On suivra l’évolution de ce duo sur trois époques dans différentes pièces de la maison.

Armés du roman de Cocteau, ils s’amusent à recréer des scènes dans lesquelles ils se défient et se provoquent.

La chambre tient lieu de théâtre, mais aussi de salle de supplice où l’on teste les limites de l’autre.

Puis, un soir, tout bascule lorsque Cindy va trop loin.

Somnambules – Une expérience qui vaut le détour ! 

Encore une fois, la mise en scène de Geneviève L. Blais sait tirer profit de chacun des endroits où évoluent les personnages. De plus, le recours aux projections est un atout certain.

La scénographe Fruzsina Lanyi a su créer un univers onirique parfaitement adapté à l’imagination débridée de Carl et Cindy. C’est aussi à elle que l’on doit les costumes éclatés et le choix des objets.

Enfin, on voit que les comédiens ont été bien dirigés puisque l’intimité et la complicité qui unissent Carl et Cindy est demeurée identique pour les trois duos d’interprètes.

Hâtez-vous de vous procurer des billets. Les places sont limitées et plusieurs soirs affichent déjà complet.

Distribution: Marie Cantin, Sylvie De Morais, Alain Fournier, Étienne Pilon 

En alternance: Louka Amadeo Bélanger-Leos, Zackary Villeneuve, Alex-Aimée Martel, Rose Longchamps, Edelweiss Moutier, Marie-Maxim Landry, Marek Cauchy-Vaillancourt, Brendon Tremblay

Crédit photos: Maxime Côté

Texte: Nancie Boulay