D’abord présentée à la Place des Arts en octobre 2013, Toute femme est une étoile qui pleure, la pièce coup de poing de Karim Akouche, est de retour au théâtre cet automne dans une nouvelle version interprétée par Marie-Anne Alepin et mise en scène par Francine Alepin.

D’une durée d’une heure, cette œuvre est un long poème écrit pour dénoncer toutes les formes de violence faite aux femmes. Ce texte percutant de l’auteur et dramaturge algérien s’élève contre l’islam radical, les traditions opprimantes, l’excision et la marchandisation du corps de la femme

Pendant 60 minutes, le spectateur est invité à découvrir les événements qui ont mené à l’incarcération du personnage principal, une poétesse. L’histoire commence alors qu’elle est en prison, puis revient dans le temps pour nous présenter divers moments de sa vie, dont sa naissance, son mariage et son arrestation dans un café.

Le fait que le texte soit un long poème affecte parfois de façon négative le rythme de l’histoire. Par contre, la qualité de la mise en scène et le fait qu’on ait inclus de la danse au spectacle parviennent à conserver l’attention du spectateur. Le jeu convaincant, intense et physique d’Anne‑Marie Alpin y est aussi grandement pour quelque chose, venant même à nous bouleverser par moment.

Juste avant que le rideau tombe, on projette des statistiques absolument affolantes sur la violence à l’égard des femmes, venant appuyer les propos de Karim Akouche. Peu importe comment on reçoit la pièce, il sera impossible de quitter le théâtre indifférents.

Toute femme est une étoile qui pleure  est à l’affiche du Théâtre La Chapelle les 8, 9 et 10 décembre 2016.

Crédit photo : Victor Diaz Lamich