Alors que pour plusieurs la vie semble être une incessante course contre la montre où tout va à un rythme effréné, Thomas Duret nous invite à prendre une pause d’une heure pour questionner notre rapport au temps. Dans le cadre de sa création Une excellente trilogie sur la vie, l’artiste nous présente trois tableaux représentant le passé, le présent et le futur.

Cette œuvre est le fruit de trois ans de travail. Au départ, Duret avait créé Bounce, un solo sur la notion de nostalgie inspiré de ses souvenirs d’enfance. Vint ensuite Moi qui essaye qui traitait du caractère insaisissable du présent.

Puis, l’auteur inspiré par le lien entre ces deux créations a décidé d’ajouter Au long fil de la nuit, une troisième partie imaginant un futur incertain.

D’une durée de 50 minutes, Une excellente trilogie sur la vie est un solo de théâtre performatif autobiographique. Le spectacle est composé de musique, de chorégraphies, de vidéos et de photos d’époque.

Il est intéressant de s’attarder à  la symbolique des décors et des objets ambiants. Par exemple, l’eau qui s’échappe goutte à  goutte des blocs de glace qui fondent représente le temps qui s’écoule tel le sable dans un sablier.

Puis, les objets entassés au centre de la scène évoquent les divers âges du personnage. Les morceaux de miroir répandus sur le sol rappellent des fragments de mémoire.

Les amateurs de théâtre plus traditionnel seront assurément déstabilisés. Toutefois, en s’informant d’abord sur le processus créatif et en faisant preuve d’une certaine ouverture, les spectateurs sont garantis de passer un bon moment.

Une excellente trilogie sur la vie est à l’affiche du Théâtre La Chapelle jusqu’au 8 décembre.

Crédit-photos: Colin Earp-Lavergne