« Les Deux Mondes » et le « Rideau de Bruxelles », en codiffusion avec « Le Groupe de la Veillée » nous présentent Warda, une coproduction belgo-québécoise au Théâtre Prospero, jusqu’au 3 février. Cette symbiose entre la Belgique et le Québec donne lieu à de belles rencontres théâtrales non seulement pour les comédiens mais aussi pour nous spectateurs.

Une dame arrive sur scène en s’adressant directement au public. Elle s’exprime en flamand d’abord, ensuite en anglais et finalement en français.

Elle est désolée que nous nous soyons déplacés, que nous n’ayons pas reçu le message de son assistant mais la rencontre est annulée. Ainsi commence Warda, conte moderne où se mélange les langues, les lieux et les cultures. On y fume, on y boit, on s’y met à nu.

La part belle au texte

Dans une mise en scène plutôt sobre et dans un décor épuré qui laisse toute la place au texte, vont se succéder plusieurs lieux, avec comme trame de fond l’histoire de Jasmin, jeune loup des finances et constructeur de villes dans l’âme. Sa quête pour retrouver un tapis persan et Warda, personnage d’un livre pour enfants, le mènera jusqu’à sa propre enfance.

Un beau jeu d’acteurs

Warda c’est surtout un beau jeu d’acteurs qui rivalisent de talent, où chaque comédien s’exprime dans sa langue d’origine, ce qui donne lieu à des échanges fort cocasses. Même si la grande majorité des dialogues sont en français, il y a un beau mélange des langues et c’est d’ailleurs la grande force du texte.

Quand Mieke Verdin nous envoie une petite phrase en flamand, nul besoin de saisir les mots pour en comprendre les subtilités. Coup de cœur pour cette comédienne belge qu’on espère revoir plus souvent.

On n’est pas si différent!

Warda, c’est l’ouverture sur le monde à la fois sous sa forme la plus simple et aussi la plus grandiose. On se rend compte qu’on partage les mêmes peurs, les mêmes désirs que nos voisins et qu’au final, on n’est pas aussi différent qu’on pensait.

Texte de Sébastien Harrisson, dans une mise en scène de Michael Delaunoy.

Mettant en vedette Violette Chauveau, Hubert Lemire, Salim Talbi, Victoria Diamond et Mieke Verdin

À l’affiche à la salle principale du Théâtre Prospero jusqu’au  3 février.

Crédit-photos: Alessia Coutu