La légendaire formation rock Vilain Pingouin, qui a obtenu un succès retentissant à la fin des années 1980 et début des années 1990, s’est amenée sur les planches du Club Soda. Le groupe montréalais ayant à sa tête Rudy Caya nous a offert une prestation énergique teintée de nostalgie, où il a joué ses plus grands succès, ce qui nous a replongé plus de 20 ans en arrière l’instant d’une soirée.

Bien que la foule était moins nombreuse qu’au spectacle de Klô Pelgag, la soirée en valait toutefois la peine. Il était surprenant de voir dans le public une majorité de jeunes qui chantaient avec passion des chansons composées probablement lorsqu’ils n’étaient même pas nés! C’était bien d’entendre des pièces comme Salut salaud, Sous la pluie, La délinquance, P’tite vie, p’tite misère, Marche seul, Le train. Le leader en a aussi profité pour chanter quelques morceaux issus de sa carrière solo (Mourir de rire et Guantánamo Bay interprétée sur scène avec Hugo Mudie)

La formation Bodh’aktan a poursuivi la soirée en proposant un son rock celtique très festif où se mélangeait polka, traditionnel et punk. Avec une énergie décuplée, elle a mis littéralement le feu au Club Soda en faisant danser sans arrêt un public très réceptif. On avait l’impression de revivre un de nos belles soirées canadiennes tellement les gens tapaient du pied et frappaient dans les mains. Je dois que la présence de Jonathan Moorman au violon et de Luc Bourgeois à la flûte et à la cornemuse apporte une couleur très originale à leur musique.

Le groupe s’est permis de prendre quelques succès dont la très modifiée Jump Around de House of Pain, Du rhum, des femmes de Soldat Louis et Lambé An Dro de Matmatah. Vilain Pingouin a saisi l’occasion pour revenir chanter avec le groupe son succès Salut salaud, moment fort apprécié de la soirée. Rappelons qu’une version est actuellement disponible sur Itunes.

C’est finalement une belle soirée à laquelle nous étions conviés et pour laquelle nous avons eu aucun regret. On souhaite que Vilain Pingouin revienne bientôt jouer encore ses gros succès, qui ont assez bien vieilli.