Le concept original de ce spectacle était bien simple : revisiter ses deux albums Chacun dans son espace (2003) et Le repère tranquille (2006) en intégralité. Le lendemain, Vincent Vallières remettait cela pour Le monde tourne fort et Fabriquer l’aube. Et franchement, le spectacle était écœurant! Personne n’en doutait vraiment, mais bon des fois que… Je n’avais pas vu de quoi d’aussi intense depuis belle lurette.

Il explique au micro que l’idée lui est venue en entendant Place des grands hommes de Patrick Bruel. En effet, la chanson dit : “On s’était dit rendez-vous dans 10 ans. Même jour, même heure, même pomme. On verra quand on aura 30 ans. Sur les marches de la place des grands hommes…” Il n’en fallait pas moins pour que le public entonne la chanson avec lui. Dans la salle, je pouvais ressentir la fébrilité du public qui allait vivre de quoi d’unique, d’extraordinaire et de magique.

J’ai pu réentendre les Ok, on part, Juliette, Le temps passe, Café lézard, Le bord de l’eau et Je pars à pied, et me rappeler comment ces pièces étaient de petits bijoux musicaux à l’époque et l’est encore. Curieusement, on n’avait pas l’impression que le temps avait passé si vite, car ces chansons n’avaient pris aucune ride.

Et pourtant… dix ans s’était écoulée. La foule était très réceptive et connaissait les paroles par cœur, malgré l’âge des gens. En effet, il y avait une majorité de jeunes, qui devait être des adolescents quand ces deux albums ont été lancés. Nous avons aussi eu la chance de voir Dumas venir chanter avec lui. C’était très sympa de voir les deux gaillards rocker ensemble.

Il y avait une espèce de magnétisme difficile à décrire, d’électricité dans l’air comme s’il s’agissait du dernier spectacle à écouter avant de mourir. Il faut mentionner que le chanteur de Sherbrooke a mis toute la gomme pour épater la galerie et faire que notre soirée soit inoubliable.

Il racontait des anecdotes amusantes comme la fois où son fils de 5 ans lui a demandé  ce que voulait dire la phrase suivante : “c’est pas parfait mais c’est moins frette qu’une branlette su’l’Internet“. On s’entend que cette question à surpris le père de famille. Ah la jeunesse insouciante… En gros, c’était un spectacle tellement cool à voir et je vous jure que je serai le premier à aller le revoir lorsqu’il reviendra dans le coin.