Le Périscope se réapproprie 30 ans plus tard, Vinci, le premier spectacle solo de Robert Lepage, hymne à la beauté de l’abstraction.

Philippe (Olivier Normand), photographe, se sent imposteur devant son art. Cette sensation est due à l’échec de l’exposition récente de ses photos. De plus, le suicide de son meilleur ami et mentor accentue ce sentiment de vide, d’impuissance et de rejet. Pour s’évader et essayer de trouver une réponse à tous ses questionnements, il décide de partir à l’aventure. On le retrouve à Londres, à Paris, à Cannes et même à Vinci où il y rencontre le célèbre Léonard de Vinci. On doit noter ici l’impressionnante capacité d’Olivier Normand d’interpréter une multitude de personnages tous bien distincts les uns des autres, en plus de son personnage principal. Il est bien secondé par Pierre Philippe Guay.
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Le décor est épuré mais fonctionnel; les couloirs de vitres transparentes nous amènent d’une ville à l’autre. Les traductions, les lieux et les dates sont bien identifiés sur le panneau lumineux, ce qui nous facilite la tâche pour suivre le trajet emprunté par Philippe. Dans son ensemble, les décors, l’éclairage, la mise en scène et la scénographie nous permettent d’apprivoiser cette pièce déroutante mais intéressante de cet artiste connu mondialement qu’est Robert Lepage.

Vous êtes un inconditionnel du théâtre de Robert Lepage ou un novice qui aimerait connaître son œuvre, vous voilà comblez, car la pièce est présentée au Périscope jusqu’au 26 septembre et partira, par la suite, en tournée dans différentes villes du Québec.
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