Le Nouveau théâtre de l’Ile d’Orléans fête cette année son cinquième anniversaire. Depuis sa création, celui-ci nous propose des comédies québécoises contemporaines. Bravo pour cette belle initiative qui encourage les auteurs de chez nous.

Voleurs d’occasion est la première pièce écrite par Claude Montminy. L’auteur nous explique que, grâce à cette comédie, il a découvert le plaisir de faire rire et de raconter des histoires au public. Dix ans plus tard, avec l’aide du metteur en scène Carol Cassistat ( directeur artistique de la Fenière ), il reprend le texte pour le mettre au goût du jour. Selon M. Cassistat, l’auteur est très ouvert aux modifications apportées autant par le metteur en scène que par les comédiens. Il y voit un travail d’équipe afin de donner plus de saveurs à l’ensemble du texte et des déplacements.

La pièce raconte l’histoire de Denis ( Réjean Vallée) , propriétaire d’un garage, aux prises avec des problèmes financiers . Ceux-ci résultent principalement de sa dépendances aux machines à sous et à l’alcool. Avec l’aide de ses deux employés, Jambon (Israël Gamache) et Patpou (Sébastien Dorval), il simule un vol de voitures. Cela lui permettrait de frauder l’assurance et ainsi rembourser ses dettes de jeux. Évidemment, il faut compter sur ces deux lurons maladroits pour compliquer la situation.

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Vraiment un duo à faire rire ce Jambon et ce Patpou. On ne peut rester de glace devant la naïveté, la timidité, les propos terre-à-terre et les citations modifiées de Jambon. De plus, son imitation de personnages exotiques ou autres est excellente. Patpou, son faire-valoir, réussit très bien à l’amener vers des situations cocasses. La plupart des comédiens exploitent, de belle façon, plus d’un personnage. Monika Pilon est très crédible dans le rôle de ses deux personnages (femme de motard et fille du garagiste).

On doit constater qu’au niveau scène, celle-ci est très fonctionnelle. Elle réussit à nous amener dans différents endroits lors du déroulement de la pièce. Le tout est facilité par l’éclairage et par la musique entraînante qui nous prépare à la prochaine scène. Fait à noter, la salle était remplie à sa capacité maximale. Doit-on y voir un regain pour les théâtres d’été? Espérons-le !

Voleurs d’occasion
Nouveau théâtre de l’Ile d’Orléans