La formation anglaise Young Fathers s’est invitée l’instant d’une soirée au Théâtre Fairmount le 31 mars. Bien que je connaissais seulement le groupe de nom, j’ai été surpris par cet environnement sonore déconcertant mais très rafraîchissant.

En écoutant jouer les membres, il est difficile de mettre leur musique dans une catégorie précise tellement ils touchent à tout! C’est une espèce de mélange entre le hip hop, les tempos électroniques, le dub et un soupçon de pop. On croyait qu’il y aurait cacophonie, mais non, le tout s’amalgame très bien!

Une prestation assez courte merci

Le groupe était vraiment sur la coche et en plein possession de ses moyens. Ça allait grondement sur la scène. Pour preuve, la prestation n’ même pas duré une heure! Le trio, qui a gagné un Mercury Music Prize en 2014, a préféré mettre l’accent sur sa musique plutôt que de parler à son public. Car à part un petit “bonjour”, l’interaction avec ses fans était inexistant.

Même si la salle n’était pas remplie au maximum, la foule a montré fermement sa présence par ses applaudissements et par ses déhanchements tout le long de la soirée. C’était drôle de voir sauter et danser les jeunes qui y étaient.

HLXT en première partie

La formation HLXT avait la tâche d’ouvrir le spectacle et elle l’a fait de belle façon. Par contre, le public semblait plus ou moins enclin à écouter les pièces des Chigacoans. Ils ont du se faire désirer un peu avant que les gens réagissent. Dès que le courant a passé, il y a eu de quoi de magique, de survolté.

C’est une soirée de belles découvertes à laquelle j’ai assisté. J’avoue y avoir été de reculons, mais je suis bien content maintenant d’y avoir assisté. Très hâte que Young Fathers reviennent dans la métropole pour pouvoir, souhaitons-le, entendre du nouveau matériel.