C’est l’histoire d’un gars pour qui un repas sans patate c’était rien qu’une petite collation.
On voyait que ce gars-là avait une gastronomie très sophistiqué : un déjeuner au McDo, un dîner à La Belle Province pis un souper au PFK… bref, tout ce qu’y a de plus santé.
Le gars ne pratiquait aucun sport, aucune activité physique, en fait juste penser à bouger ça le faisait suer. Cet ex-dodu là, c’était moi!

Bon je sais, vous allez sans doute vous dire : « Ah! Non pas encore des jokes de gros… » Mais quand c’est rendu qu’attacher tes lacets, te lever pour répondre au téléphone ou aller te chercher ton troisième souper au restaurant devient un sport extrême, faut que tu te rendes à l’évidence : la nourriture c’est devenu ton ennemi numéro un.

Ayant déjà vécu l’expérience de porter des vêtements avec 5X devant le L, de manger mes émotions, et celles des autres, et de me faire refuser l’entrée dans plusieurs buffets, j’ai tenté de me pencher sur la question… Et j’ai d’ailleurs eu beaucoup de difficultés à me relever. Comment mettre un terme une fois pour toute à ce fléau ?

D’abord pourquoi ne pas faire comme sur les paquets de cigarettes, en apposant des photos d’obèses sur les boîtes de Big Mac, sur les sacs de chips pis sur les sachets de bacon? On pourrait par exemple avoir des photos du Dr Barette, avec le slogan « Manger peut faire rapetisser vos pantalons »

On pourrait aussi commencer à charger un prix en fonction du poids. En entrant dans les cinémas, les autobus ou restaurant, on ajouterait notre poids au coût total, calculé sur une balance à l’entrée. Et pourquoi ne pas offrir des réductions d’impôt à ceux qui sont proportionnels à leur taille ?

D’autre part, pourquoi ne pas remplacer les panneaux de limites de vitesse par des panneaux de limites de poids à l’entrée des ponts ? Ce faisant, ça obligerait les gens à surveiller leur poids, s’ils ne veulent pas rester prisonniers de l’île de Montréal…ou pire encore du 450!
C’est rendu un enjeu…de taille. (Excusez, ici, le jeu de mot facile) Il faut sauver notre peau et celle des autres (Encore une autre) pour que chaque histoire finisse sur une bonne faim (…)
Finalement, aujourd’hui je peux passer devant un frigidaire sans que ça me bouleverse, je peux entrer dans un ascenseur sans que les autres fassent leur prière, je peux écouter Qui perd gagne en riant… le gros en moi est mort.