Patrick Stewart est décédé jeudi 29 octobre à l’âge de 86 ans, rapporte le Huffington Post. L’acteur britannique laisse notamment le souvenir de ses rôles de Jean-Luc Picard dans Star Trek et de Charles Xavier dans la saga X-Men, mais aussi d’un humour qui s’est exprimé sur les plateaux comme sur scène.
Son lien avec le Québec est particulièrement visible dans une prestation livrée en 2015 au festival Just For Laughs, à Montréal. Cette année-là, Patrick Stewart pilotait l’une des soirées de la portion anglophone du rendez-vous humoristique et devait lancer la représentation avant l’arrivée des artistes invités.
Un monologue entre théâtre et autodérision
Pour ouvrir la soirée, le comédien était apparu dans une véritable armure de chevalier, une manière de jouer avec le titre honorifique qui lui avait été accordé par la reine Elizabeth II. Ayant trop chaud, il avait retiré l’armure avant de bifurquer vers un éloge funèbre imaginé pour lui-même.
« Dans l’éventualité où cette soirée soit la dernière pour moi, on ne sait jamais, voilà ce que j’aimerai qu’on dise sur moi le jour de mon enterrement. »
Alors âgé de 75 ans, Patrick Stewart avait commencé par énumérer des qualités associées à une figure publique respectée. Il avait ensuite fait dérailler le ton solennel en s’attribuant, avec une ironie volontairement absurde, une réputation d’« objectophile » ayant eu des relations sexuelles avec des milliers d’objets inanimés.
Le sketch s’inscrivait dans une longue tradition d’autodérision chez l’acteur. Le Huffington Post rappelle aussi qu’il avait participé à des entrevues humoristiques, notamment au Graham Norton Show, et qu’il avait prêté sa voix à l’émoji représentant une crotte dans le film Le Monde secret des Émojis.
Une carrière entre Shakespeare et culture populaire
- Jean-Luc Picard dans l’univers Star Trek
- Charles Xavier dans la série de films X-Men
- Une prestation humoristique remarquée au Just For Laughs 2015, à Montréal
Avant de s’imposer auprès du grand public, Patrick Stewart s’était également illustré dans de grands rôles shakespeariens. Son passage montréalais demeure l’un des exemples les plus éclatants de la façon dont il savait détourner son image d’acteur dramatique pour construire un numéro comique fondé sur la surprise et l’autodérision.