Présentée au Grand Théâtre de Québec, la production d’Orphée et Eurydice de Christoph Willibald Gluck a retenu l’attention de La Presse, qui rend compte de la première donnée samedi soir. L’opéra est monté dans la version originale italienne de 1762, ce qui en fait, selon le quotidien, le plus ancien ouvrage lyrique présenté par l’Opéra de Québec.
Une production signée Robert Carsen
La mise en scène est attribuée à Robert Carsen, figure reconnue du théâtre lyrique. À Québec, la production est représentée par son proche collaborateur Christophe Gayral. Le critique de La Presse rattache cette présentation à une année particulièrement marquante pour l’institution, après l’accueil des Dialogues des carmélites de Francis Poulenc, mis en scène par Olivier Py.
L’approche visuelle repose sur un décor réduit. Les solistes et les choristes évoluent sur une large plateforme inclinée, couverte de pierres et de gravier. Le dispositif peut évoquer, selon la lecture proposée dans La Presse, aussi bien le flanc de l’Etna au milieu du XXe siècle que les origines de l’humanité. Les costumes contribuent à cette ambiguïté temporelle.
Le dépouillement au service du récit
Dans cette adaptation scénique, le même espace accueille plusieurs moments centraux de l’œuvre. C’est là qu’un convoi enterre Eurydice au début de l’opéra, puis qu’Orphée descend dans la tombe pour retrouver celle qu’il aime. Le royaume infernal est notamment figuré par des vasques de feu.
- Œuvre : Orphée et Eurydice, de Gluck
- Version : originale italienne de 1762
- Mise en scène : Robert Carsen
- Lieu : Grand Théâtre de Québec
- Représentation : première présentée samedi soir
La critique souligne également le travail des éclairages, présenté comme un élément important de la réussite visuelle de la production. Elle décrit une œuvre qui a su rejoindre le public réuni à Québec, en insistant sur la réception favorable de ce jalon de l’histoire de l’opéra.
Cette présentation s’inscrit dans une saison 2026 de l’Opéra de Québec marquée par deux productions de partitions majeures qui n’avaient pas encore été montées par l’institution : les Dialogues des carmélites et l’Orphée et Eurydice de Gluck.