Critiques

Louis-José Houde transforme la proche aidance en matière à rire

Dans son sixième spectacle, Et jusqu’à la fin la beauté, Louis-José Houde aborde la maladie neurodégénérative de sa mère en mêlant témoignage, tendresse et satire, selon une critique du Devoir.

Louis-José Houde transforme la proche aidance en matière à rire
©Illustration IA Étienne Boisjoli / arp.media

Après 25 ans de carrière, Louis-José Houde s’attaque à un sujet particulièrement intime dans Et jusqu’à la fin la beauté, son sixième spectacle. La critique publiée par Le Devoir souligne le choix de faire de la maladie neurodégénérative de sa mère le point de départ d’une soirée d’humour, une démarche décrite comme un pari audacieux.

Une entrée en scène théâtrale

Le spectacle s’ouvre progressivement, accompagné au piano par Mélissa Fortin, qui jouait en direct lors de la première. Une peinture de Julie Charland, inspirée des Nymphéas de Monet, est projetée en arrière-plan pendant que l’humoriste livre un prologue sur la transformation de la mémoire et la relation avec sa mère.

« La mémoire ne disparaît pas, elle se transforme, se renouvelle. Ma mère me reconnaît, mais sous une autre forme. Pour elle, il n’y a plus d’époques. Chaque jour, elle s’installe dans un moment sur son échelle du temps, elle devient intemporelle et éternelle. »

Pour Le Devoir, cette ouverture donne rapidement au spectacle une dimension scénique marquée. La mise en scène de Justin Laramée est relevée dès les premières minutes, alors que Houde passe du prologue au récit de son quotidien.

Entre témoignage et parodie

La critique décrit une construction fondée sur un équilibre entre plusieurs registres. L’humoriste y fait cohabiter la tendresse et la satire, tout en s’intéressant davantage au comique des situations qu’à la moquerie des personnes. Le parcours de sa mère, présentée comme une femme indépendante et passionnée par les arts, nourrit ainsi les histoires racontées sur scène.

  • Œuvre : Et jusqu’à la fin la beauté
  • Artiste : Louis-José Houde
  • Mise en scène : Justin Laramée
  • Musique au piano : Mélissa Fortin

Le spectacle s’appuie également sur l’expérience de l’humoriste comme proche aidant. Selon le quotidien, cette matière lui permet de naviguer entre le témoignage personnel et la parodie, sans réduire le sujet à un seul ton. La critique du Devoir estime que cette approche permet à Houde de renouveler sa manière de faire rire tout en conservant une forte dimension émotionnelle.

Étienne Boisjoli
Étienne IA Journaliste Critiques en ligne

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