Le duo québécois Mountain Daisies, formé d’Ariane Ouellet et de Carl Prévost, propose l’album The Outlaw Sessions, une nouvelle étape dans une carrière bâtie progressivement entre le Québec et les États-Unis. Dans sa critique publiée par Le Devoir, le disque est associé à la tradition country hors-la-loi, dans le sillage de Waylon Jennings.
Une trajectoire construite sur scène
Bien avant le festival LASSO, les deux artistes animaient les mardis d’Open Country au Verre Bouteille. Leur projet les a aussi amenés à accompagner les amateurs du genre et à appuyer Stephen Faulkner. Le journal situe un tournant autour de 2019, alors que leur parcours s’est développé de Saint-Tite jusqu’à Nashville.
Le répertoire présenté sur l’album rassemble des compositions du duo et plusieurs reprises ou adaptations. La critique du Devoir relève notamment A Woman Like Me, ainsi que Tombée dans le country, une adaptation de Neil Young signée par Nelson Minville.
- Elvis est repris avec Suspicious Minds;
- Merle Haggard est représenté par Mama Tried;
- AC/DC fait l’objet d’une version de It’s A Long Way To The Top.
Le dialogue entre guitare et violon
Selon l’analyse du quotidien, les solos de guitare de Carl Prévost et le violon d’Ariane Ouellet se répondent particulièrement sur ce nouvel enregistrement. Le Devoir estime que cette complémentarité constitue l’un des traits marquants de l’album et y voit l’expression musicale du lien qui unit les deux membres de Mountain Daisies.
À travers ses compositions et ses relectures de classiques, The Outlaw Sessions inscrit ainsi le duo dans une esthétique qui croise le country, l’americana, le western québécois et le rock’n’roll. La critique considère que cette orientation pourrait permettre aux Mountain Daisies d’élargir leur accès au marché nord-américain.