Avec Paroles pour cordes sensibles, Luc De Larochellière transpose sur disque le spectacle rétrospectif présenté avec le guitariste Sylvain Quesnel, son complice de la tournée anniversaire. Le projet s’appuie sur une quinzaine de chansons puisées dans le répertoire de l’auteur-compositeur-interprète.
Le disque repose d’abord sur la guitare acoustique et sur l’interprétation de Luc De Larochellière, mais les pièces ont été réarrangées plutôt que simplement reproduites. Dans sa critique publiée par Le Devoir, le journaliste décrit un ensemble où chaque version possède une couleur distincte.
Des arrangements qui élargissent le cadre acoustique
Le quotidien relève notamment un jeu de guitare à douze cordes dans Sauvez mon âme, ainsi qu’une approche plus rythmée évoquant les Beatles. La chanson Vélo siège banane, présentée comme moins connue, reçoit pour sa part une teinte country marquée, tandis qu’un medley consacré aux chansons routières s’inscrit dans la même veine.
- Sauvez mon âme : guitare à douze cordes et accompagnement inspiré du rock des années 1960;
- Vélo siège banane : traitement teinté de country;
- Beauté perdue : présence accrue des claviers;
- Amère America : arrangement décrit comme particulièrement rock;
- Cash City : approche plus dépouillée.
La critique souligne aussi que certaines chansons se prêtent moins aux transformations. Si j’te disais reviens et Si fragile figurent ainsi parmi les moments où l’interprétation conserve une grande simplicité, le texte du Devoir estimant que ces morceaux résistent naturellement aux changements d’arrangement.
Ce travail prolonge une démarche de retour sur les chansons de Luc De Larochellière, tout en donnant à Sylvain Quesnel une place centrale dans leur relecture musicale. Le disque conserve donc le caractère acoustique associé au spectacle, mais l’enrichit de textures rock, country et pop.