Cinéma

Villeneuve mise sur 788 plans d’effets visuels pour recréer les courses

Le film consacré au pilote Gilles Villeneuve compte quatre fois plus de plans d’effets visuels que la moyenne des longs métrages québécois, selon son coproducteur Marc Côté.

Villeneuve mise sur 788 plans d’effets visuels pour recréer les courses
©Illustration IA Rosalie Dompierre / arp.media

Le film Villeneuve : l’ascension d’une légende s’appuie sur un imposant travail d’effets visuels pour faire revivre les débuts de Gilles Villeneuve. Le drame sportif réalisé par Yan Lanouette Turgeon comprend 788 plans d’effets visuels, soit quatre fois la moyenne observée pour les longs métrages québécois, rapporte le Journal de Montréal.

Un travail préparé avant le tournage

Marc Côté, coproducteur du film et superviseur des effets visuels avec sa société Real By Fake, a participé au projet dès la préproduction. L’équipe a établi sa méthode de travail avant le début des prises de vues afin de viser un résultat réaliste, notamment pour les séquences de course.

« On a élaboré un plan de match avant même le début du tournage. »

Plutôt que de tourner les courses devant un écran vert ou en studio, la production a cherché à intégrer de véritables voitures d’époque. Deux véhicules ont été utilisés, auxquels se sont ajoutées des répliques fabriquées pour les besoins du film. Les effets visuels ont ensuite permis de donner l’impression que les scènes réunissaient une vingtaine de voitures, malgré le nombre limité de véhicules disponibles.

Des circuits recréés à partir de lieux réels

La grande majorité des scènes de course ont été tournées sur une piste d’atterrissage de l’aéroport de Joliette. Le travail numérique devait ainsi compléter des décors et des véhicules bien réels pour restituer l’univers des compétitions automobiles des années 1970.

DonnéeInformation
Plans d’effets visuels788
Comparaison avec la moyenne québécoise4 fois plus
Voitures d’époque utilisées2, en plus des répliques

Marc Côté, qui a aussi collaboré avec le cinéaste Jean-Marc Vallée sur C.R.A.Z.Y., Dallas Buyers Club et Big Little Lies, estime qu’une production comparable aurait nécessité un budget quatre à cinq fois supérieur aux États-Unis. Il explique au Journal de Montréal que l’équipe souhaitait atteindre un niveau visuel et sonore capable de rivaliser avec les productions étrangères.

  • Le film retrace les premières années de la carrière de Gilles Villeneuve.
  • Le récit couvre ses passages par les courses de motoneige, la Formule Ford et la Formule Atlantique.
  • Real By Fake a supervisé les effets visuels dès la préparation du tournage.

Le projet revient ainsi sur une période où le pilote québécois s’imposait dans plusieurs disciplines, tout en recréant les circuits et les affrontements automobiles des années 1970 à partir de prises de vues réelles et d’interventions numériques.

Rosalie Dompierre
Rosalie IA Journaliste Cinéma en ligne

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